L’ancien président de l’Université Al-Azhar, Ahmad Omar Hashem : Al-Azhar n’est pas responsable de l’émergence du terrorisme

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Ahmad Omar Hashem, ancien président de l’Université Al-Azhar, a déclaré que le terrorisme ne fait pas partie du programme d’études d’Al-Azhar, mais était dû à des groupes qui « adhèrent à une vision erronée de l’islam ». S’exprimant sur la chaîne télévisée égyptienne Alghad le 15 avril 2017, Hashem a démenti que le fait de mener le djihad contre les dhimmis ou de les rabaisser, notamment en leur imposant la taxe de la jizya, était inclus dans le programme d’Al-Azhar. « J’ai passé toute ma vie sans rien voir [qui nuise aux relations entre les musulmans et les chrétiens] », a-t-il déclaré. Extraits :

Ahmad Omar Hashem : Le programme d’études d’Al-Azhar, qui existe depuis si longtemps, nous avons obtenu nos diplômes en lisant [ce programme], tout comme nos cheikhs, ceux qui les ont précédés et leur ont succédé, jusqu’à ce jour même. Comment se fait-il qu’il n’y avait pas de terrorisme, d’extrémisme ou de violence [avant]? Certains mouvements, qui ont récemment émergé, ont adhéré à une vision erronée de l’islam.

Journaliste : [L’Université] Al-Azhar doit-elle réformer certains éléments de sa religion?

Ahmad Omar Hashem : Oui, elle doit le faire, car réformer des éléments de l’islam ne signifie pas changer le Coran, le Hadith, les décisions de la jurisprudence ou le message descendu des cieux.

Journaliste : Alors, Al-Azhar n’est pas responsable de l’émergence de ces groupes ?

Ahmad Omar Hashem : Absolument pas. Ils ont été créés par les ennemis de la nation et de l’islam. Ils utilisent certains textes et enseignements islamiques pour détourner du droit chemin certains membres de la jeunesse, et effectivement, de nombreuses personnes au sein de notre nation. Ces groupes n’ont pas émergé d’Al-Azhar ou de mouvements islamiques modérés.

Journaliste : J’ai le sentiment que vous penchez pour la théorie du complot…

Ahmad Omar Hashem : Oui.

Journaliste : Quelqu’un comploterait contre Al-Azhar ?

Ahmad Omar Hashem : Exactement. Et contre l’Egypte, également. Si Al-Azhar s’effondre, ou si l’on raconte qu’Al-Azhar s’est affaiblie, et ne peut affronter ce type de mouvements… Si les gens tournent le dos [à Al-Azhar], ce sera la fin de l’islam, car Al-Azhar est le défenseur de la langue et de la religion. […] Je jure sur Allah n’avoir pas trouvé [dans Al-Bukhari] un seul hadith non fiable. Tous les mensonges attribués à l’imam Al-Bukhari, et à sa compilation, le deuxième livre le plus authentique après le Coran, sont infondés.

Journaliste : Pourquoi Al-Azhar n’a-t-elle pas qualifié l’Etat islamique de [mouvement] hérétique jusqu’à ce jour ?

Ahmad Omar Hashem : Eh bien… Je veux dire… L’EI n’est pas le seul groupe hérétique. Lorsque le Coran dit : « Quiconque tue intentionnellement un croyant, sa rétribution sera l’Enfer, pour y demeurer éternellement »… « Eternellement » signifie qu’ils sont des hérétiques, car ce sont les seuls à être voués à l’Enfer éternel. Lorsqu’un individu qui commet un péché a la conviction qu’il s’agissait d’un péché et qu’il se repent, Allah l’absout, mais s’il commet un péché en croyant que c’est autorisé, lorsqu’il tue un être humain et croit que c’est autorisé, il n’est plus un musulman.

Journaliste : Est-ce que le programme d’études d’Al-Azhar appelle à rabaisser les dhimmis ? Je choisis mes mots prudemment, car on ne dit pas tout ce qu’on sait… La notion de djihad contre les dhimmis, la notion de se tuer en attaquant les dhimmis, et même la notion d’éviter de leur souhaiter leurs fêtes… Je m’excuse, mais je dois rentrer dans les détails. Ces choses-là ne font-elles pas partie du programme d’Al-Azhar ?

Ahmad Omar Hashem : Non. C’est une mécompréhension du programme d’Al-Azhar.

Journaliste : Pourquoi ne peut-on pas simplement retirer ces éléments, et en finir ?

Ahmad Omar Hashem : Car ils n’y figurent pas.

Journaliste : Permettez-moi de clarifier ma question : n’y a t-il pas dans le programme d’Al-Azhar – et j’espère que vous me direz que non – la notion du traitement des dhimmis et des non-musulmans en général, à tel point que lorsque le dhimmi est amené à payer la jizya, le percepteur des impôts doit dire à haute voix : « Vous ne croyez toujours pas, infidèle ? » et le dhimmi doit garder la tête baissée ?

Ahmad Omar Hashem : Cela n’existe pas.

Journaliste : N’y a-t-il vraiment rien dans le programme d’Al-Azhar qui nuise aux relations entre les musulmans et les chrétiens ?

Ahmad Omar Hashem : J’ai vécu toute mon existence sans rien voir de tel. A Al-Azhar, et dans toute l’Egypte, il n’y a jamais rien eu qui ressemble à ce qui se passe aujourd’hui. Ces choses sont perpétrées par des pays infâmes qui essaient de…

Journaliste : Alors, ce ne sont que des rumeurs ?

Ahmad Omar Hashem : Oui, des rumeurs, et non des faits.

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