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Rami Shaath, membre fondateur du BDS égyptien, a déclaré que la pression exercée par le mouvement avait conduit la société française de télécommunications Orange à prendre des mesures pour cesser ses opérations en Israël. S’exprimant sur Masr Al-Arabia le 15 juillet 2016, Shaath a déclaré que le mouvement BDS en Egypte avait exigé qu’Orange se retire du marché israélien, avertissant que les pertes se compteraient en milliards si Orange n’obtempérait pas. Selon Shaath, même si le gouvernement français et Orange, « sous pression », s’étaient excusés auprès de Netanyahou, des mesures avaient d’ores et déjà été prises pour que la société quitte Israël.

Extraits :

Rami Shaath : La première affaire dont nous avons du nous occuper fut celle de la société Orange. Sa branche en Egypte était appelée Mobinil avant de devenir officiellement Orange. Nous avons commencé de la même manière. Nous avons tenu une conférence de presse, dans laquelle nous avons présenté un rapport exhaustif sur la présence d’Orange en Israël, sur ses liens avec l’entité sioniste, et sur son rôle dans le soutien des guerres de Gaza de 2012 et 2014. Cette société a produit des équipements afin d’améliorer la réception pour les soldats à la frontière avec Gaza. Elle a organisé des distractions pour les soldats, leur a offert des minutes gratuites pour appeler leurs familles. Allez tuer les Palestiniens, et nous nous chargeons de vous divertir. […]

Nous avons demandé à notre peuple de les boycotter. Orange et Mobinil, sa branche égyptienne, ont commencé à négocier avec nous, ou du moins ont exprimé leur désir de négocier. Nous avons salué cette volonté. Nous sommes toujours prêts à négocier. Nos [conditions] de négociations étaient claires : Quittez Israël, annulez vos contrats criminels et opprimants pour le peuple palestinien, arrêtez de soutenir le meurtre et d’en bénéficier, ensuite, nous vous accueillerons en Egypte et ailleurs. Si vous n’obtempérez pas, nous renforcerons la campagne en Egypte, et bientôt, il y aura des campagnes en Afrique du Sud, au Maroc et en Jordanie, et vous recevrez des coups partout pour vous forcer à quitter Israël. Vous pouvez quitter Israël calmement, ou vous pouvez le quitter après avoir essuyé des pertes en milliards.

Ils ont rétorqué : « D’accord, mais nous avons des contrats, et nous perdrons de l’argent si nous les annulons tout de suite. Que voulez-vous qu’on fasse ? » Nous avons répliqué : « Vous attendez de nous qu’on vous dise quoi faire ? » Je leur ai écrit une déclaration en ces termes : « Nous, à Orange, condamnons ce que fait Orange Israël, et le considérons comme un crime contre le peuple palestinien, une violation du droit international. Nous discuterons de la manière de quitter Israël conformément à la loi. » Nous leur avons dit que s’ils faisaient leur cette déclaration, nous réduirions la pression, jusqu’à ce qu’ils quittent Israël.

Ils ont accepté cette suggestion. Le PDG d’Orange en France a tenu une conférence de presse et a fait des déclarations en ce sens. En Israël, ils sont devenus fous. Netanyahou a commencé à maudire Orange et notre campagne, ainsi que Tzipi Livni et leur représentant à l’ONU.

La France a dû intervenir car Orange est une société française. Ils ont exercé des pressions sur Orange pour qu’elle présente ses excuses à Israël, pour les propos tenus par le PDG en raison de la campagne égyptienne. Le gouvernement français et Orange se sont effectivement excusés auprès de Netanyahou suite à ces pressions, mais à ce moment-là, des mesures avaient déjà été prises pour organiser le départ de la société d’Israël.