Retour sur la commémoration du 81ème anniversaire du soulèvement du ghetto de Varsovie

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Jeudi 18 avril 2024, sur le parvis du Mémorial de la Shoah avait lieu la commémoration du 81ème anniversaire du soulèvement du ghetto de Varsovie organisée par le Crif, avec le soutien actif de sa commission du Souvenir, présidée par le Dr. Bruno Halioua.

Comme chaque année la cérémonie fut rythmée par une succession de séquences traditionnelles : le discours du Président du Crif, Yonathan Arfi, le témoignage d’une des dernières survivantes du Ghetto de Varsovie, Larissa Cain, une lecture en Yiddish puis en français confiée à Madeleine Szmul, Directrice de la Fédération des Sociétés juives de France et Pierre Kahn, tous deux membres de la Commission du Souvenir du Crif et tous deux anciens enfants cachés, la récitation des prières par le Grand Rabbin Olivier Kaufmann…

Le Président du Crif a introduit son discours en rendant hommage à Gil Taieb et Hulbert Heilbronn, récemment disparus. L’assemblée a observé un minute de silence pour honorer la mémoire de ces « deux immenses militants qui chacun a leur manière ont contribué à développer une autre communauté juive de France, héritière de l’histoire de la Shoah en France, mais aussi des combats menés par l’ensemble des Juifs ».

Yonathan Arfi a ouvert son discours en rappelant la complexité à définir le verbe « résister ». « Qu’est-ce que résister ? Chaque année, en venant ici commémorer le soulèvement du ghetto de Varsovie, je suis traversé par la même interrogation. Qu’est-ce que ce verbe, « résister », convoqué désormais à tort et à travers dans le débat public, pouvait-il bien vouloir dire, sous l’Occupation nazie, en Pologne et partout ailleurs en Europe ? »

Le Président du Crif a ensuite rappelé combien « la période que nous traversons nous interroge sur la manière de résister aux accusations qui assaillent aujourd’hui, au-delà du seul État d’Israël, les Juifs du monde entier. Dans une pernicieuse inversion accusatoire, l’État juif est accusé de génocide et le Hamas se présente comme un mouvement de résistance. Depuis le 7 octobre, les Juifs, partout, au lieu de rencontrer un élan de solidarité, font face à une déferlante inédite d’actes antisémites mais aussi à une violente assignation à répondre de la situation au Proche-Orient.

Face à cela, il est aujourd’hui de notre responsabilité à tous de cultiver l’esprit de résistance dont nous sommes héritiers. Non pas l’insoumission dont certains agitateurs se revendiquent, mais bien la résistance des valeurs de justice et d’émancipation qui fondent notre pacte républicain et sont au cœur de l’Histoire juive. »

Yonathan Arfi a conclu son discours en rappelant avec beaucoup d’espoir que « si les générations qui se succèdent se relaient pour perpétuer la Mémoire, alors nous aussi nous aurons à notre manière « résisté » et rendu le seul et véritable hommage qui vaille à celles et ceux qui ont donné leur vie pour que nous vivions libres » (in Discours du Président du Crif lors de la commémoration du 81ème anniversaire du soulèvement du ghetto de Varsovie).

L’Ambassadrice d’Israël en France, Alona Fisher Kamm a ensuite pris la parole, rappelant notamment qu’aujourd’hui, « le vieux démon antisémite rejaillit dans un nouvel habit toujours aussi méprisable : l’antisionisme ».

Larissa Cain, survivante du ghetto de Varsovie et écrivain a ensuite raconté son histoire et celle de sa famille, rappelant que lors du soulèvement du ghetto de Varsovie, « contre la détermination des nazis, les Juifs ont imposé la leur. Résister par les armes et mourir en combattants ». « Nous sommes là pour évoquer leurs combats et être fiers de ce qu’ils ont accomplit. »

Madeleine Szmul a ensuite lu en yiddish le poème d’Aaron Zeitlin « un Rêve après Majdanek », qui a ensuite été traduit en français par Pierre Kahn.

Les élèves de l’école Yabné étaient également présents lors de cette commémoration. Trois élèves ont lu un extrait de Carnets de guerre de Vassili Grossman et Daniel Mechoulan a offert à l’assemblée un magnifique interlude musical en interprétant en Yiddish, « Oyfn Pripetchik », accompagné au piano par Noam Helechewitz.

Cette année, un hommage spécifique a été rendu à trois figures du ghetto : Mordehaï Anielewicz, « Kazik » et Sam Hoffenberg. Ces hommages ont été prononcés par des jeunes militants de l’Hashomer Hatsaïr, par Marcel Apeloig et par Théo Hoffenberg, fils de Sam Hoffenberg.

La sonnerie aux Morts a résonné entre les murs du Parvis du Mémorial de la Shoah avant que le Grand Rabbin Olivier Kaufmann récite El Male Rahamin et le Kaddish.

Talila a ensuite changé l’hymne du ghetto de Vilnius et de la résistance juive, « Zog nit keynol ».

La cérémonie s’est conclue par un discours d’Éric de Rothschild, Président du Mémorial de la Shoah.

 

 

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