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La chaîne Al-Arabiya a interviewé Moustafa, ancien combattant de l’Etat islamique âgé de 15 ans, qui se trouve actuellement dans un centre de rééducation. Moustafa a confié à la journaliste être le fils d’un émir de l’EI, racontant que son père l’avait emmené dans plusieurs camps d’entraînement de l’EI, où il avait appris le maniement des armes et suivi des cours de charia. Moustafa est devenu membre de l’EI à part entière à l’âge de 12 ans. En tant qu’émir de l’EI, son père était chargé des décapitations de membres du régime, et Moustafa l’aidait en évacuant les cadavres et en prenant des photos. Moustafa a également pris part à plusieurs batailles, même s’il affirme ne jamais avoir tué personne. La journaliste a interrogé Moustafa sur les femmes yézidies qui étaient esclaves de son père, sur leurs conditions de vie et le traitement qu’elles recevaient. Moustafa a confirmé que son père possédait trois femmes esclaves yézidies, sans plus de détails. Il raconte que son père le frappait et le forçait à revenir sur le front lorsqu’il voulait rentrer chez lui. Moustafa a déclaré n’avoir aucune idée de ce qu’il voudrait faire plus tard. L’interview a été diffusée le 15 avril 2019.

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« Ils nous formaient au maniement des armes et nous donnaient des cours »

Journaliste : Moustafa, quel âge as-tu ?

Moustafa : 15 ans.

Journaliste : D’où viens-tu ?

Moustafa : Je suis originaire de Deir ez-Zor, mais je vis à Al-Tabqa.

Journaliste : Comment es-tu entré en contact avec l’EI ? Ton père faisait-il partie de l’EI ?

Moustafa : Oui.

Journaliste : Quelle était sa fonction ? Etait-ce un émir ? Un dirigeant ?

Moustafa : C’était un officiel de l’EI.

Journaliste : Où se trouve-t-il maintenant ?

Moustafa : Je ne sais pas.

Journaliste : Et comment as-tu connu l’EI ? Raconte-nous.

Moustafa: Il m’a emmené dans le premier camp, puis dans le second, puis le troisième et le quatrième, et ensuite je suis devenu membre de l’EI.

Journaliste : Que faisais-tu dans le camp ? Que t’ont-ils appris à faire ?

Moustafa : Comment utiliser des armes, et les cours.

Journaliste : Quels cours ?

Moustafa : Des cours de charia.

Journaliste : Quel type d’armes ?

Moustafa : Des fusils.

Journaliste : Je sais que tu as participé à… (elle fait le geste de trancher la gorge)

Moustafa : Non, pas comme cela.

Journaliste : OK, raconte-moi.

Moustafa : Mon père étaot impliqué, j’évacuais seulement.

Journaliste : Tu évacuais seulement [les cadavres] ?

Moustafa : Oui.

Journaliste : Où as-tu été formé ? Dis-moi. T’ont-ils emmené au camp de Tell Abyad ? Parle-moi de ces camps et des différences entre celui où tu étais et les camps de jeunesse.

Moustafa : Il n’y a aucune différence, l’un est pour les jeunes et l’autre pour les adultes.

Journaliste : Ils t’ont emmené dans un camp ? Lequel ?

Moustafa : Tout d’abord, ils m’ont emmené dans le camp des adultes, et ensuite j’ai été dans celui des jeunes, et ensuite dans un autre camp pour les jeunes, et de là je suis allé à celui des adultes et suis devenu membre de l’EI.

Journaliste : Dis-moi quelque chose. Le camp des adultes, qu’y faisais-tu ?

Moustafa : Ils nous formaient au maniement des armes et nous donnaient des cours.

Journaliste : A quel type d’armes as-tu été formé ?

Moustafa : Aux fusils.

« Ensuite mon père est venu et j’ai commencé à travailler avec lui aux décapitations »

Journaliste : Tu as été beaucoup d’entraîné avant de devenir membre de l’EI. Quels types d’entraînement trouve-t-on ? En plus de ce que tu as mentionné ? Y a-t-il autre chose ? Y avait-il différents niveaux ? Vous apprenaient-ils à utiliser des armes plus perfectionnées ?

Moustafa : Non.

Journaliste : En religion, que vous enseignaient-ils ?

Moustafa : Les principes.

Journaliste : C’est-à-dire ?

Moustafa : Je ne sais pas.

Journaliste : Quand tu es devenu membre de l’EI, que faisais-tu ?

Moustafa : J’ai été intégré au bataillon.

Journaliste : Quel bataillon ?

Moustafa : Le bataillon d’Omar.

Journaliste : Où est-ce ?

Moustafa : A Al-Tabqa.

Journaliste : Que faisais-tu dans le bataillon ?

Moustafa : J’étais simplement dans le bataillon et ensuite je suis passé à un poste-frontière à Rif Hama et puis mon père est venu et j’ai commencé à travailler avec lui aux décapitations.

Journaliste : Quand tu assistais aux décapitations, que disais-tu ?

Moustafa : Je ne disais rien.

Journaliste : Tu n’as pas eu peur la première fois ?

Moustafa : Si.

Journaliste : Et quand tu avais peur, que te disaient-ils ?

Moustafa : Rien. Je ne leur disais pas que j’avais peur.

Journaliste : Pourquoi ? Tu n’effectuais pas de décapitations. Que faisais-tu ?

Moustafa : Je les évacuais seulement [les cadavres].

Journaliste : Tu les évacuais et tu faisais quoi ? Tu prenais des photos ? Combien de têtes ont été décapitées devant toi ? Tu t’en souviens ?

Moustafa : Six.

Journaliste : Ensemble ou séparément ?

Moustafa : Séparément.

Journaliste : Pourquoi les ont-ils décapités ? Ils te l’ont dit ?

Moustafa : Oui.

Journaliste : Pourquoi ?

Moustafa : Parce qu’ils étaient du régime.

Journaliste : Ils étaient avec le régime ?

Moustafa acquiesce de la tête.

« Celui qui nous a amené les esclaves a été emprisonné avec moi »

Journaliste : Que t’ont-ils dit sur les gens qui n’étaient pas avec l’EI ? Ceux qui étaient en dehors de l’Etat, que te disaient-ils à leur sujet ?

Moustafa: Ils ne disaient rien.

Journaliste : Ils ne disaient pas que ceux qui ne faisaient pas partie de l’EI étaient des païens ?

Moustafa : Ils ne disaient pas tous ça.

Journaliste : Qui étaient les païens ?

Moustafa : Ceux qui ne prient pas.

Journaliste : Et celles qui ne portent pas le hijab ?

Moustafa : Celles-là ne sont pas liées au paganisme.

Journaliste : As-tu des frères et sœurs ?

Moustafa : Oui.

Journaliste : Où se trouvent-ils ? Sont-ils plus âgés ou plus jeunes que toi ?

Moustafa : Plus jeunes que moi.

Journaliste : Tu es l’aîné ?

Moustafa : Oui.

Journaliste : Où est ta mère ?

Moustafa : Je ne sais pas.

Journaliste : Ta mère, quand tu lui as raconté, tu ne lui as pas dit que tu avais peur ?

Moustafa : Non.

Journaliste : Tu ne voulais pas le dire ou bien tu avais trop peur de le dire ?

Moustafa : Je ne voulais pas le dire.

Journaliste : Depuis combien de temps es-tu ici dans ce centre ?

Moustafa : Un an et quatre mois.

Journaliste : Es-tu à l’aise, heureux ? Tu vois un changement quelconque ? Quelque chose te dérange ? Te sens-tu mieux ici ou bien avec l’EI ?

Moustafa : Beaucoup de choses ont changé pour moi ici dans le centre.

Journaliste : Comme quoi ?

Moustafa : Je ne vois pas les mêmes choses. On nous traite mieux ici.

Journaliste : Que faisaient les femmes esclaves à la maison ?

Moustafa : Je ne sais pas.

Journaliste : Mais tu étais à la maison. Les filles yézidies qui étaient avec toi à la maison, que faisaient-elles ?

Moustafa : J’étais membre de l’EI.

Journaliste : Oui, mais tu n’avais pas de femmes esclaves chez toi ? Que faisaient-elles ? Nettoyer, travailler, cuisiner ?

Moustafa : Oui.

Journaliste : Raconte-moi exactement ce qu’elles faisaient.

Moustafa : Elles nettoyaient et travaillaient.

Journaliste : Qui les battait ? A qui appartenaient ces femmes esclaves ? Qui les a amenées chez toi ?

Moustafa : Un homme. Il a été emprisonné avec moi.

Journaliste : Tu as été emprisonné ?

Moustafa : Celui qui nous a amené les esclaves a été emprisonné avec moi.

Journaliste : Emprisonné avec toi ? Où as-tu été emprisonné ?

Moustafa: A Al-Tabqa.

Journaliste : Qui t’a emprisonné ?

Moustafa : Les Forces démocratiques syriennes.

Journaliste : Donc tu as vu cet homme en prison plus tard ? C’était un ami de ton père ?

Moustafa : Oui.

« Je l’ai utilisé pour tirer deux fois – Sur quoi ? Sur le régime – Tu les as touchés ? – Non »

Journaliste : Vous aviez sept filles yézidies. Il y a assez de place chez vous pour sept personnes ? C’était une grande maison ?

Moustafa : Pas sept, nous en avions trois.

Journaliste : Trois, et que faisaient-elles ?

Moustafa : Elles nettoyaient et travaillaient, c’est tout.

Journaliste : Elles étaient gentilles ou pas ? Dis-moi.

Moustafa : Je ne sais pas.

Journaliste : Que leur donniez-vous à manger ? Où dormaient-elles ? La maison était grande ?

Moustafa : J’étais membre de l’EI.

Journaliste : Qu’est ce que cela signifie que tu étais membre de l’EI ? Tu n’étais pas à la maison ?

Moustafa : Si.

Journaliste : Et où était ton père ?

Moustafa : Il était aussi membre de l’EI.

Journaliste : Qui restait à la maison ?

Moustafa : Seulement les femmes de mon père.

Journaliste : Et les trois femmes. Sont-elles des femmes yézidies ou bien les femmes de ton père ?

Moustafa : Les femmes de mon père, chacune vivait seule, et les femmes yézidies étaient seules.

Journaliste : Dans une maison séparée ?

Moustafa : Dans une maison séparée.

Journaliste : Qui leur rendait visite, ton père ?

Moustafa : Oui.

Journaliste : Tu allais avec lui ?

Moustafa : Non.

Journaliste : Pourquoi ?

Moustafa : Je n’y allais pas.

Journaliste : Pas une seule fois ?

Moustafa : Je n’y suis jamais allé.

Journaliste : Tu ne les connaissais pas ? Comment savais-tu qu’il y en avait trois ?

Moustafa : Les épouses de mon père me l’ont dit.

Journaliste : Comment t’ont-elles dit qu’il y avait des femmes yézidies dans une maison ?

Moustafa : Elles m’ont dit qu’ils avaient amené des femmes yézidies à la maison.

Journaliste : Est-ce qu’elles sortaient de la maison ou restaient à l’intérieur ?

Moustafa : Elles restaient simplement à la maison.

Journaliste : T’ont-elles jamais fait la cuisine ? Est-ce que leur cuisine est bonne ? Est-ce qu’elles nettoyaient correctement ?

Moustafa : Je n’allais pas du tout à la maison.

Journaliste : Dis-moi comment était ta vie là-bas. Si tu ne joues pas, maintenant tu as 15 ans et tu es ici depuis plus d’un an, donc tu avais 13 ans à ton arrivée. En quelle année as-tu rejoint l’EI ?

Moustafa : Il y a trois ans.

Journaliste : Trois ans avant ton arrivée ici ?

Moustafa : Oui.

Journaliste : De quelle année te souviens-tu ?

Moustafa : Non.

Journaliste : Sur quels fronts es-tu allé avec ton père ?

Moustafa : Un seul front.

Journaliste : Lequel ?

Moustafa : Deir ez-Zor.

Journaliste : As-tu déjà tiré sur quelque chose ? Tu utilisais une arme à feu ?

Moustafa : Oui.

Journaliste : De quelle bataille ou de quelle région te souviens-tu ?

Moustafa : Ayash.

Journaliste : Etais-tu doué pour l’utilisation des armes ? Tu tirais bien ?

Moustafa : Non.

Journaliste : As-tu vu Abou Bakr al-Baghdadi, vu que ton père était un « émir » ?

Moustafa : Non.

Journaliste : Jamais ?

Moustafa : Non.

Journaliste : Qu’est-ce que tu entendais sur lui ?

Moustafa : Je n’entendais rien, on ne faisait que regarder ses vidéos.

Journaliste : Ton père, il ne t’a jamais dit qu’il l’avait vu ?

Moustafa : Non.

Journaliste : Comment ton père te traitait-il ? Te criait-il dessus, te frappait-il ? Était-il tendre ?

Moustafa : Il me frappait.

Journaliste : Ton père te frappait ?

Moustafa : Oui, par exemple, si je quittais pendant trois jours les membres de l’Etat islamique, il me frappait.

Journaliste : Pourquoi t’absentais-tu pendant trois jours ?

Moustafa : [Je restais dans] la maison familiale.

Journaliste : Et quand il te frappait ?

Moustafa : J’étais obligé de retourner [au front].

Journaliste : Et ta mère, tu ne lui disais pas si tu étais heureux ou fâché ? Que disais-tu à ta mère ?

Moustafa : Rien.

Journaliste : Elle n’était pas fâchée à cause de ce que tu faisais ?

Moustafa : Je ne sais pas.

Journaliste : Tu ne lui as pas demandé ?

Moustafa : Non.

Journaliste : Ta mère te traitait bien ?

Moustafa : Oui.

Journaliste : Comment votre père a-t-il rejoint l’EI ? Sais-tu quelque chose ? T’en souviens-tu ?

Moustafa : Non.

Journaliste : Tu ne t’en souviens pas du tout ?

Moustafa : Non.

Journaliste : Ton père, avant de rejoindre l’EI, utilisait-il des armes ?

Moustafa : Non.

Journaliste : Dans quoi travaillait-il ? Avant la guerre ?

Moustafa : Je ne me souviens pas.

Journaliste : Tu ne te rappelles plus comment vous viviez ? Comment était votre maison, grande ou petite ? Avais-tu tout ce qu’il te fallait ?

Moustafa : Oui.

Journaliste : Comment elle était ?

Moustafa : Elle était grande.

Journaliste : Qui d’autre que ton père était avec l’EI ?

Moustafa : Mon oncle [frère du père].

Journaliste : Qu’est-ce que ton oncle faisait ?

Moustafa : Il était dans la sécurité.

Journaliste : La sécurité de l’EI ?

Moustafa : Oui.

Journaliste : Était-il l’un des chefs de la sécurité ?

Moustafa : Non.

Journaliste : Alors quoi ?

Moustafa : Il était employé.

Journaliste : L’aimais-tu ?

Moustafa : Non.

Journaliste : Pourquoi ?

Moustafa : Je n’allais pas le voir du tout.

Journaliste : Tu ne lui rendais pas visite?

Moustafa : Je lui rendais visite parfois.

Journaliste : Mais on m’a dit qu’il t’aimait beaucoup.

Moustafa : Oui.

Journaliste : Quand tu allais lui rendre visite, comment te traitait-il ?

Moustafa : Ça dépend. Si je ne venais pas de l’EI, il ne me traitait pas bien. Si je venais de l’EI, il me traitait bien.

Journaliste : Comme quoi, que faisait-il ?

Moustafa : Il me traitait bien.

Journaliste : Comment cela ? Il t’emmenait en voiture ? Il te donnait une arme à feu ? Raconte-moi.

Moustafa : Il m’emmenait en voiture.

Journaliste : Est-ce qu’il te donnait une arme à feu ?

Moustafa : Oui.

Journaliste : Que faisais-tu avec ?

Moustafa : Je ne l’utilisais pas.

Journaliste : Tirais-tu ?

Moustafa : Sur des gens, vous voulez dire ?

Journaliste : Sur quoi que ce soit ?

Moustafa : Non. Je ne tirais pas sur des gens. J’allais à l’eau et je l’utilisais, c’est tout. Pour m’entraîner.

Journaliste : Quand tu allais au front, pouvais-tu tenir une grosse arme ou une petite ?

Moustafa : Une petite.

Journaliste : Quelle arme ?

Moustafa : Un fusil tchétchène.

Journaliste : Mais avec celui-ci il y a un recul, non ?

Moustafa : Si.

Journaliste : Et comment as-tu réussi à le tenir seul ? Tu as été formé ?

Moustafa : Je l’ai seulement utilisé deux fois pour tirer.

Journaliste : Tirer sur quoi ?

Moustafa : Sur le régime.

Journaliste : Tu les as touchés ?

Moustafa : Non.

Journaliste : Comment es-tu arrivé ici ? Tu t’es rendu ou tu as été arrêté ?

Moustafa : J’ai été arrêté.

Journaliste : Où ?

Moustafa : À Al-Tabqa.

Journaliste : Après avoir été arrêté, où êtes-tu allé ?

Moustafa : Je suis allé au centre pour l’enquête.

Journaliste : Et ensuite ?

Moustafa : Je suis allé en prison.

Journaliste : Combien de temps as-tu passé en prison ?

Moustafa : Deux mois.

Journaliste : Et ensuite ils t’ont emmené ici ?

Moustafa : Oui.

Journaliste : Qu’est-ce qui te dérange ici ? Qu’est-ce qui te plaît ? Qu’est ce qui est différent selon toi ?

Moustafa : Rien.

Journaliste : Après être passé ici, que veux-tu faire quand tu seras plus grand ?

Moustafa : Je n’y ai pas pensé.

Journaliste :Il est évident que tu y penses, nous pensons tous à des choses plus agréables dans nos vies.

Moustafa : Je n’y ai pas pensé.

Journaliste : Ton père et ton oncle ont été arrêtés ?

Moustafa : Mon oncle est mort mais je ne sais pas ce qui est arrivé à mon père.

Journaliste : Où est-ce que ton oncle est mort ?

Moustafa : À Al-Tabqa.

Journaliste : Et ton père ?

Moustafa : Je ne sais rien à son sujet.

Journaliste : Et ta mère, la vois-tu ?

Moustafa : Non.

Journaliste : Est-ce que ta mère sait que tu es ici ?

Moustafa : Oui.

Journaliste : Elle ne vient pas te voir ?

Moustafa : Si. Elle est actuellement au camp. Mais mes oncles [les frères de ma mère] viennent me rendre visite.

Journaliste : Tes oncles n’étaient pas avec l’EI ?

Moustafa : Non.

Journaliste : Pourquoi ?

Moustafa : Ils n’y étaient pas.

Lien vers le rapport en anglais


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