Dans une émission diffusée le 8 mars 2020 sur la chaîne Al-Quds Al-Youm (Gaza – Jihad islamique) à l’occasion de la Journée internationale de la femme, la poète gazaouie Rihab Kanaan a fait l’éloge des Palestiniennes terroristes et « martyres », citant en exemples Dalal Mughrabi, qui assassina 38 Israéliens en 1978, et Leila Khaled, qui participa au détournement du vol TWA 840 par le FPLP en 1969.

Kanaan a fait l’éloge des Palestiniennes ayant porté « des ceintures de la mort [d’explosifs] » dans l’espoir de libérer la Palestine. Elle a récité un poème de sa plume dédié à Fadwa Hassan Ghanem, auteure d’un attentat suicide à la frontière entre Israël et le Liban en novembre 1990 : « Ô Fadwa, tu t’es revêtue de sacrifice… Bénis soient tes habits de noces, qui ont été dispersés avec les lambeaux de ton corps. »

Kanaan a expliqué que Ghanem s’était fait prendre en photo dans une robe de mariée avant l’attentat, afin de réjouir sa mère. Elle a conclu : « Telle est la femme palestinienne. » Extraits :

Rihab Kanaan : Celle qui eut l’occasion d’être la première femme à déclarer la République arabo-islamique de Palestine est Dalal Mughrabi, qui a mené le [massacre de la route côtière en 1978, tuant 38 Israéliens]. Leila Khaled, autre femme du même calibre, a survolé le ciel de Palestine et a déclaré à l’ennemi que ceci était notre patrie. C’est notre patrie et c’est notre ciel [a-t-elle affirmé]. Bien sûr, les femmes aspirant au martyre étaient nombreuses. Je préfère ne pas rappeler leurs noms, afin de n’en oublier aucune. Certaines femmes martyres se sont parées de ceintures [d’explosifs], afin qu’avec l’aide d’Allah, elles puissent servir à libérer la patrie, avec ces ceintures de la mort. Fadwa Hassna [Ghanem] fut l’une d’entre elles : elle a mené une opération martyre [le 25 novembre 1990]. Elle l’avait confié à sa mère, respectant la volonté de sa mère de faire des sacrifices – personne ne l’a forcée, tout a été fait volontairement…

Journaliste : Cela venait de ce qu’elle avait en elle…

Rihab Kanaan : Le souhait d’une mère est de voir sa fille en robe de mariée, de sorte que quand on lui a demandé, alors qu’elle se préparait à l’opération martyre, si elle avait une [dernière] requête, elle a dit : « Je veux être prise en photo en robe de fête, et que la photo soit envoyée à ma mère. » Elle a effectivement fait parvenir la photo à sa mère. J’ai écrit un poème à son sujet : « Ô Fadwa, tu t’es parée de sacrifice, et tu fus un symbole de don de soi et de dévouement. Bénis soient tes habits de noces, qui ont été dispersés avec les lambeaux de ton corps et qui ont paré les jardins aux frontières de nos frères. » J’ai écrit ce passage parce qu’elle a mené l’opération à la frontière de la Palestine et du Liban.

Journaliste : Personne ne l’a forcée ?

Rihab Kanaan : Non.

Journaliste : [Elle l’a fait] uniquement par amour de la patrie…

Rihab Kanaan : Quand nous et nos enfants allons au combat, ce n’est pas parce que nous sommes forcés de le faire… Nous le faisons par dévouement pour le combat… Le prix de la patrie est le sang. C’est bien connu. C’est le prix de la libération de la patrie. Quand nous voyons cette martyre sortir, sachant qu’elle se dirige vers le martyre, ceinte d’explosifs – il n’y a pas de retour en arrière… Pour ne pas laisser de chagrin dans le cœur de sa mère – voyez comment elle s’est identifiée au chagrin de sa mère… En allant à sa mort, [elle a dit] : « Maman, tu voulais me voir en robe de mariée ». Les gars ont donc envoyé ces photos à sa mère. C’est cela, la femme palestinienne.

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