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L’actrice libanaise Nidal Al-Ashkbar a déclaré dans une interview accordée sur la chaîne Al-Hurra (États-Unis), le 28 mars 2019, que le théâtre ne faisait pas partie intégrante de l’éducation et de la culture au Liban et dans le monde arabe, laquelle ne permettait pas la liberté de parole ou l’ouverture. Ainsi, les acteurs ne peuvent émettre de critiques envers quiconque, ni parler de religion ou de sexe. Elle a déclaré que le théâtre ne pourrait exister dans le monde arabe qu’après de véritables révolutions transformatrices, conduisant à un régime démocratique. Extraits :

Nidal Al-Ashkar : Il n’y a pas de théâtre dans l’ensemble du monde arabe. Pas même au Liban. Il y a des spectacles, mais le théâtre n’est pas devenu une partie intégrante de l’éducation et de la culture sociale et humaine au Liban et dans le monde arabe. Il ne peut pas devenir…

Animatrice : Quel est l’obstacle ?

Nidal Al-Ashkar : L’obstacle est qu’il n’y a pas de liberté. La liberté de parole les effraie. Ils ont peur des gens libres, donc ils n’aiment pas les acteurs. De plus, il n’y a pas d’ouverture dans le monde arabe. Il est fermé et il se ferme encore davantage. […] Il est impossible qu’il y ait un théâtre dans le monde arabe.

Animatrice : Tant que les libertés seront ce qu’elles sont…

Nidal Al-Ashkar : Cela restera impossible, tant qu’il n’y aura pas de révolutions réelles et transformatrices dans le monde arabe, et qu’un régime démocratique humain ne sera pas instauré. Tant que la population ne participera pas réellement à son gouvernement, cela restera impossible, impossible, impossible. Les acteurs disent : on ne peut pas parler de religion, on ne peut pas parler de sexe, on ne peut pas parler de…

Animatrice : On ne peut pas critiquer le dirigeant…

Nidal Al-Ashkar : On ne peut critiquer personne. Les gens qui émettent des critiques ici et là font partie du régime. Le régime les laisse parler un peu pour pouvoir prétendre que la liberté existe. […]

Animatrice : N’y a-t-il aucun espoir ? Les gens qui vous entendent vont déprimer. Quelle est la solution ? Nous voulons des solutions.

Nidal Al-Ashkar : Il n’y a pas de solution. À moins de changer nos pays… […] Tant que nous ne pourrons réaliser de profonds changements par le biais de lois et d’une législation, nous ne pourrons rien faire.

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