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La dramaturge et actrice palestinienne Raeda Taha, ancienne attachée de presse de Yasser Arafat, a évoqué, dans une interview diffusée le 9 septembre 2019 sur la chaîne Amman (Jordanie), la « délicate question inter-palestinienne » souvent tue : lors de la guerre de 1948, de nombreux Palestiniens ont emménagé dans des foyers tout juste désertés par d’autres Palestiniens en fuite. Elle a expliqué que sa dernière pièce de théâtre tentait de montrer comment l’occupation « génère des problèmes » et fracture « le tissu social ».

Taha est la fille d’Ali Taha Abou Snina, l’un des terroristes palestiniens ayant détourné le vol Sabena 571 en 1972 avant d’être abattu par les commandos israéliens. A la mort d’Abou Snina, Yasser Arafat a personnellement pris en charge Raeda Taha et ses sœurs. Extraits :

Raeda Taha : Nous savons que 900 000 Palestiniens ont été chassés de leur pays en 1948. Ils ont été chassés à bord de bateaux. Alors même que les Palestiniens quittaient le port de Haïfa, les immigrés juifs débarquaient. Nous savons ce qui s’est passé grosso modo et nous savons qu’il y a eu une guerre. Mais nous ne savons rien d’un problème inter-palestinien très délicat et important : dans certains cas, lorsque les Palestiniens étaient expulsés de chez eux, d’autres Palestiniens prenaient la place et emménageaient dans leurs maisons. Des Palestiniens se sont installés dans les maisons d’autres Palestiniens.

Certes, leurs maisons, terres et propriétés ont été remises à la garde [israélienne] des propriétés des absents, mais dans de nombreux cas, des Palestiniens ont habité les maisons d’autres Palestiniens qui étaient partis. Ils ont acheté ces maisons aux Israéliens. C’est un sujet délicat, car quelques Palestiniens ont obtenu des passeports étrangers et sont revenus en Palestine, tout cela pour trouver d’autres Palestiniens chez eux. C’est un sujet…

Journaliste : Qu’ont-ils pensé ? Qu’ont-ils ressenti ?

Raeda Taha : Ainsi, l’objectif [de ma dernière pièce] est de montrer comment l’occupation génère des problèmes. Les difficultés ne se limitent pas à l’occupation de la terre et à la destruction des habitations. Le tissu social est fracturé.

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