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Lors d’une émission diffusée sur la Première chaîne iranienne, le général Amir Ali Hajizadeh, commandant de la force aérospatiale du CGRI, a passé en revue les cartes des différentes bases aériennes américaines dans la région, notamment celle d’Al-Udeid au Qatar, celle d’Al-Dhafra aux EAU et celle de Kandahar en Afghanistan, affirmant que toutes sont à portée des missiles iraniens. Il a également déclaré que les porte-avions américains dans le golfe Persique ou le golfe d’Oman étaient à portée de tir, et que la présence militaire américaine, qui constituait autrefois une menace pour l’Iran, est à présent une opportunité. Décrivant l’arsenal de drones capturés par l’Iran, composé des drones Sentinel, Predator, Reaper, Shadow, ScanEagle et Hermes, il a ajouté que l’Iran soutiendrait tout groupe ou pays désireux d’affronter Israël. L’émission a été diffusée le 21 novembre 2018. Extraits :

Amir Ali Hajizadeh : Regardez ici. C’est la base aérienne d’Al-Udeid au Qatar. C’est une grande base. Regardez, ce sont tous des avions. C’est de l’équipement exclusivement américain. Je ne sais pas si c’est clair, mais c’est une grande base. Elle fait environ 4 km sur 6 km. Voici les bâtiments. Où se trouve tout ceci ? A moins de 300 kilomètres de nous. C’est la base d’Al-Dhafra, située aux EAU. C’est une base américaine, et j’ignore ce qu’il y a là-bas, des chasseurs, des avions-cargos, des pétroliers… Voici la base, et voici l’équipement conservé par les Américains. Si vous vous rendez dans d’autres bases, comme l’aérodrome de Kandahar, qui se trouve à 400 kilomètres de nos frontières… Regardez, c’est l’aérodrome de Kandahar. Vous voyez ici un espace vide.

Je vous rappelle que nous disposons de missiles de précision, qui peuvent frapper n’importe où. Nous connaissons même l’itinéraire du RQ-170, qui a décollé de Kandahar. Nous connaissons son itinéraire et l’endroit où il était parqué. Telle est la situation des Américains. Ils sont comme des morceaux de viande sous nos dents. S’ils bougent, on peut les frapper à la tête. C’est la situation dans la région. Ce n’était pas comme ça avant. Avant, c’était une menace, mais maintenant, c’est une opportunité. Pourquoi les États-Unis ne parlent-ils pas d’attaquer l’Iran ou de mener une guerre contre lui ? Parce que nous pouvons leur nuire. C’est leur situation dans la région.

Vous devez tenir compte du fait que la situation est la même sur mer. Leurs porte-avions arrivent ici, dans le golfe Persique. C’est très proche de nous. Nous avons des missiles qui peuvent atteindre un navire à 300 km de distance. Nos nouveaux missiles, que nous avons développés, ont une portée de 700 kilomètres. On ne peut rien faire avec eux dans le golfe Persique. Ils ne deviennent efficaces qu’autour du golfe d’Oman. Nous supposons que leurs porte-avions transportent au moins 40 à 50 avions et un équipage de 6 000 personnes. Cela constituait une menace sérieuse pour nous, mais à quoi cela [leur] sert-il à présent ? Maintenant, c’est une cible centrale. […]

Nous avons la plus grande collection de drones capturés. Nous avons le RQ-170 [Sentinel]. Nous avons le MQ-1 [Predator], qui est un gros drone, comme vous l’avez vu en Afghanistan. C’est un drone de combat, qui peut également être utilisé en reconnaissance. Nous avons le MQ-9 [Reaper], le [RQ-7] Shadow, et le ScanEagle. Ce sont tous des drones américains. Nous avons aussi un Hermes, qui est un drone du régime sioniste. Aucun autre pays n’a capturé autant [de drones]. […]

Nous soutiendrons sans nul doute tout groupe ou pays qui veut affronter le régime sioniste. Nous ne négligerons rien quand il s’agira de les aider.

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