Diario Judío México -

Lors d’une session du Forum mondial de la jeunesse qui s’est tenu à Charm el-Cheikh, le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi a été interrogé sur le sujet des pays occidentaux qui ferment leurs portes aux immigrants des pays sous-industrialisés. Il a répondu : « Au lieu de me demander pourquoi l’Occident nous ferme ses portes, vous devriez vous demander pourquoi les Afghans ne prennent pas mieux soin de leur pays… [Il en va de même] du Pakistan, de l’Égypte, la Syrie, la Libye, l’Irak, le Yémen et la Somalie. »

Selon lui, vu que les habitants de ces pays se livrent bataille depuis des décennies, il serait déraisonnable de leur part de s’attendre à être accueillis à bras ouverts par les pays occidentaux, tout en maintenant leur culture d’origine. Les propos du président Al-Sissi ont été diffusés sur Ten TV (Égypte) le 4 novembre 2018. Extraits :

Abdel Fattah Al-Sissi : Chaque pays a le droit de protéger sa population et ses intérêts. Il doit de manière générale respecter les droits de l’homme dans un cadre [lui permettant de] préserver ses intérêts nationaux. […]

Au lieu de me demander pourquoi les pays [occidentaux] nous ferment leurs portes, vous devriez vous demander pourquoi les Afghans ne prennent pas mieux soin de leur propre pays. Pourquoi s’entretuent-ils depuis 40 ans ? Cet état de fait existe aussi dans d’autres pays, au Pakistan, en Égypte, en Syrie, en Libye, en Irak, au Yémen et en Somalie. […]

Nous nous livrons bataille dans nos propres pays, et ensuite nous attendons des pays qui travaillent jour et nuit qu’ils progressent, protègent leurs populations et leur assurent un certain niveau de vie… Nous leur demandons de nous laisser entrer afin de participer [à leur succès], après nous être livrés bataille dans nos propres pays. Evidemment, [ils disent] non. Je ne suis ni pour, ni contre eux, mais j’essaie d’être juste face à cette question. Nous devrions faire notre autocritique. Protégeons-nous nos pays : oui ou non ? […]

En voulez-vous aux dirigeants d’Allemagne, d’Angleterre, d’Italie ou de tout autre pays européen d’avoir fermé ses frontières pour protéger des acquis [obtenus en] de longues années ? Vous attendez-vous à ce qu’ils nous ouvrent leurs portes, alors même que nous exigeons de préserver notre propre culture ? Nous exigeons de conserver notre culture, qui risque d’être très différente de l’éthique du travail de ces pays. […]

Vous exigez d’entrer chez eux avec votre culture, que vous considérez comme non négociable. Vous dites : « Nous sommes ainsi et vous devez nous accepter [par respect] des droits de l’homme. » Non. D’ailleurs, si vous vous rendez dans un autre pays en tant qu’invité, vous devez respecter scrupuleusement ses lois, ses coutumes, ses traditions et sa culture. Vous devez les respecter pleinement ! Si cela ne vous convient pas, ne partez pas. Ne vous attendez pas à ce qu’ils vous ouvrent leurs portes, pour que vous entriez dans leur pays et leur causiez des problèmes. Non. […]

Vous vous livrez bataille depuis 40 ans, et vous attendez [de l’Occident] qu’il vous ouvre ses portes ? Non. Si vous voulez résoudre les problèmes, vous devriez les résoudre dans vos propres pays. C’est pourquoi je dis aux Égyptiens qu’ils devraient mieux s’occuper de leur pays.

Voir les extraits vidéo sur MEMRI TV