Voir les extraits vidéo sur MEMRI TV

L’érudit saoudien Dr Mohammed Al-Sallomi a déclaré que si les minorités ont des « droits de l’Homme », elles ne doivent pas jouir de « droits souverains » qui renvoient, selon lui, à la sécurité nationale, idéologique et culturelle d’un pays. Et de poser la question rhétorique : Est-il concevable qu’en Arabie saoudite, « les minorités puissent jouer avec les programmes scolaires, les médias, ou l’armée ? ». Al-Sallomi s’exprimait sur Al-Majd le 23 octobre 2016.

Extraits :

Journaliste : L’approche salafiste n’exclut-elle pas les autres groupes ?

Mohammed Al-Sallomi : Absolument pas. Absolument pas.  L’histoire prouve que non.

Journaliste : Vous vouliez nous donner un exemple…

Mohammed Al-Sallomi : Prenez, par exemple, le prophète Mohammed. Qu’a-t-il fait aux hypocrites ? N’étaient-ils pas une minorité ? N’étaient-ils pas des ennemis ? N’étaient-ils pas opposés à l’appel divin ? Et pourtant, ils sont restés là-bas à l’époque du prophète Mohammed. Il s’est comporté d’une manière similaire avec les juifs, les chrétiens et les autres. Mais les minorités ne doivent pas bénéficier de ce que l’on appelle à notre époque moderne les « droits souverains ». Les minorités jouissent des droits de l’Homme, de tous les droits de l’Homme. Dans notre pays, par exemple, tous les droits de l’Homme dont bénéficient les sunnites doivent aussi être l’apanage de la minorité chiite, la minorité ismaélite, la minorité libérale et la minorité laïque. Ils doivent tous bénéficier des droits de l’Homme.

Pour ce qui est des droits souverains, ils varient d’un pays à l’autre, mais dans la plupart des cas, les droits souverains renvoient à la sécurité nationale, à la sécurité idéologique du pays, à la sécurité culturelle… Ils concernent la sécurité de la culture-mère du pays. Ici, par exemple, la voie juste est la voie salafiste. Est-il concevable, dès lors, que les minorités jouent avec le programme scolaire, avec les médias ou l’armée ? Les aspects militaires, idéologiques et culturels participent tous de la sécurité souveraine. Ils constituent les droits souverains, et les minorités ne devraient aucunement y être mêlées.