Dans des sermons datant de la fin 2016 et du début 2017, prononcés à la « Mosquée de louange à Allah » à Roxbury, Massachusetts – « la plus ancienne mosquée de Boston qui fonctionne sans interruption » selon son site web [1] – l’imam Abdullah Faarouq affirme que les dirigeants américains respectent « le mauvais système… suivant les voies humaines » car, « tout ce qu’Allah nous a interdit, ils l’autorisent : l’homosexualité, le mariage gay, la  marijuana, l’alcool et la prostitution ».

Il a ensuite invité le président Trump et Hillary Clinton à se « soumettre à la volonté de Dieu » et à devenir musulmans. Faisant référence à la statue « Appeal to the Great Spirit » exposée au musée des Beaux-Arts de Boston, représentant un Indien monté sur un cheval, regardant au ciel, les bras écartés dans, selon lui, une « supplication à Allah », il a ajouté que « c’est le pays du lâche et la maison de l’esclave… L’islam est l’avenir de l’Amérique » et sans l’islam « l’Amérique va à sa perte ». Il a conclu : « Soumettez-vous à la volonté de Dieu, ou ce pays échouera… Amérique, sois musulmane et ouvre les portes de cette nation. »

Faarouq, ancien aumônier de la Northeastern University,[2] a fait la une des journaux en raison de ses sermons controversés, auxquels assistaient plusieurs suspects des attentats de la région de Boston. L’un des fidèles de la Mosquée de louange à Allah était Oussamah Rahim, terroriste abattu en brandissant un couteau sur des policiers, qu’il voulait manifestement décapiter.[3] La famille de Rahim priait dans cette mosquée et qualifiait Faarouq d’ « ami proche » [4]. Faarouq a qualifié la liquidation de Rahim par la police d’ « irresponsable » et de « dangereuse ».[5]

Faarouq a prononcé des sermons dans une mosquée de Cambridge, gérée par le Centre culturel de la Société islamique de Boston (ISBCC) et au ISBCC lui-même. Plusieurs terroristes condamnés auraient fréquenté la mosquée de Cambridge – parmi lesquels les assaillants du marathon de Boston Tamerlan et Dzhokhar Tsarnaev, ainsi qu’Aafia Siddiqui, qui avait fomenté un attentat chimique à New York, et Tarek Mehanna, condamné en 2012 à 17 ans de prison pour avoir planifié d’aider Al-Qaïda.[6] Faarouq a publiquement pris la défense de Siddiqui et de Tarek Mehanna. Il était actif dans un mouvement cherchant à les libérer, et a appelé les musulmans de Boston à défendre Siddiqui car, « après en avoir fini avec Aafia, ils viendront à votre porte ». En conséquence, il a été démis de ses fonctions d’aumônier de la Northeastern University.[7] L’un des fondateurs de l’ISBCC, Abduraham Alamoudi, a été condamné en 2004 à 23 ans de prison pour son rôle dans le complot d’assassinat de responsables royaux saoudiens. Il aurait également fréquenté la mosquée de Cambridge.[8] Une vidéo datant de 2010 montre Faarouq prêchant au ISBCC, exhortant les fidèles à « saisir la corde, saisir la machine à écrire, saisir la pelle, le pistolet et l’épée ». [9]

Malgré cela, un événement intitulé « Un parmi beaucoup d’autres », présenté comme un « appel interreligieux à la dignité avec la sénatrice Elizabeth Warren et le maire de [Boston] Marty Walsh » et sponsorisé par l’Organisation interreligieuse du Grand Boston », s’est tenu en décembre 2016 à l’ISBCC.[10] En outre, en 2009, la Mosquée de louange à Allah a participé au « Pluralism Project » de l’Université de Harvard.[11]

Faarouq a également affirmé en 2015, que l’Etat islamique n’avait pas été créé selon les enseignements de l’islam, mais par l’Amérique.[12] De nombreux sermons de Faarouq sont disponibles sur YouTube.[13]

Lire la suite du rapport en anglais

Voir la  vidéo de l’imam Faarouq appelant Trump et Clinton à se convertir à l’islam

Voir la vidéo de l’imam Faarouq : Européens rentrez chez vous – L’Amérique est le pays du lâche et le foyer de l’esclave