Diario Judío México - Nous célébrons aujourd’hui,mercredi 20 juin 2018, la Journée Mondiale des Réfugiés. Créée en 2001, à l’occasion du cinquantenaire de l’adoption, le 28 juillet 1951, de la Convention Internationale relative au statut des Réfugiés, cette journée rappelle le sort des millions de personnes, à travers le monde, qui ont été amenées à quitter leur terre ancestrale lors d’un exil forcé.

La situation dans le monde en 2018 est telle que le problème des réfugiés à tendance à s’envenimer : guerres, conflits tribaux, misère endémique…
Cependant, si le feu des projecteurs est, actuellement braqué sur ces hommes, ces femmes et ces enfants, qui, jour après jour, traversent la Méditerranée sur des embarcations de fortune, au risque de leur vie, on ne saurait oublier ceux que le cinéaste Pierre Rehov nomme ‘Les réfugiés du silence’ et que son confrère Michael Grynszpan désigne comme ‘Les réfugiés oubliés’, à savoir les Juifs originaires des pays arabo-musulmans.

En l’espace de quelques dizaines d’années, près de 900 000 Juifs ont été contraints de quitter des pays où ils étaient installés depuis des millénaires. De manière violente ou sous l’effet de pressions psychologiques insoutenables. La moitié d’entre eux a été accueillie en Israël. Les autres se sont répartis entre la France, la Grande-Bretagne, le Canada, les États-Unis et d’autres pays.

À travers des associations de défense comme la JJAC, ces Juifs et leurs descendants réclament qu’on reconnaissent leur statut de réfugiés, les spoliations dont ils ont été victimes et le mal infini qu’ils ont subi.

En ce 20 juin 2018, il ne faut pas oublier les réfugiés juifs des pays arabo-musulmans.

Jean-Pierre Allali
Vice président mondial de la JJAC , Justice for Jews from Arab Countries