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Mahmoud Moradkhani, opposant iranien et neveu du Guide suprême Ali Khamenei installé en France, a déclaré dans une interview diffusée le 8 septembre 2019 sur la chaîne Alan (EAU) que les dirigeants du régime iranien étaient responsables de l’extrémisme au Moyen-Orient et dans le monde. Il a affirmé s’opposer à la « démocratie religieuse » que le Gouvernement du docte prétend épouser, car celle-ci implique le contrôle tyrannique d’un individu sur la vie civile et religieuse du pays.

Moradkhani a ajouté que la tenue d’élections en Iran n’avait aucun sens, que l’Iran était essentiellement devenu une colonie russe et avait épuisé les ressources régionales en pillant le pétrole et en dépensant des sommes colossales en armes. Il a en outre exprimé sa déception face à l’incapacité de l’opposition iranienne à s’unir, estimant qu’elle ne devait pas « attendre bras croisés qu’un miracle apporte le changement ». Extraits :

Mahmoud Moradkhani : À mon avis, et de l’avis de nombreux autres experts, les dirigeants du régime [iranien] sont la raison de la présence d’extrémistes dans la région et dans le monde. […]

Journaliste : Dr Moradkhani, pourquoi vous opposez-vous au Gouvernement du docte ?

Mahmoud Moradkhani : Le Gouvernement du docte, tel que fondé par Khomeini, constitue une tyrannie absolue et un monopole tant sur la loi civile que religieuse. Cela signifie que la tête de la jurisprudence sera le chef de l’État, ainsi que l’autorité [religieuse] suprême. Le  Gouvernement du docte va à l’encontre de tous les principes démocratiques et de la loi civile moderne et civilisée. En outre, le terme « démocratie religieuse », régulièrement utilisé par le Gouvernement du docte, est loin de représenter la réalité et est totalement inacceptable. Même les élections sous ce régime n’ont aucun sens. Moi-même, et quiconque d’autre croit en la démocratie et aux droits de l’homme, ne pouvons accepter le Gouvernement du docte. […]

Comme nous l’avons vu en Syrie et en Iran, la Russie est capable d’envahir et de déployer ses forces et, d’une certaine manière, le régime [iranien] est devenu une colonie russe. C’est tout à fait regrettable. S’agissant de la situation économique, les ressources de la région ont été épuisées par ce régime, qui en a pillé les revenus pétroliers. Ils ont dépensé des sommes colossales en armes, et je ne pense pas qu’il y ait grand-chose à ajouter à cela. […]

Personnellement, je suis furieux et triste que l’opposition en Iran soit incapable d’unir ses rangs et de créer une alliance. Je suis convaincu que pour dissoudre ce régime, nous devons disposer d’une force politique unie, engagée et puissante. Le soulèvement du peuple iranien nécessite une grande motivation et un leadership démocratique accepté par tous. Les Iraniens scandent à répétition le slogan : « L’ennemi est local, et la solution au problème est également locale. » Je ne pense pas qu’il faille s’asseoir et attendre qu’un miracle apporte le changement. Les sanctions n’apporteront rien d’autre que davantage de douleur et de souffrance. Elles n’apporteront pas les résultats escomptés. Le peuple iranien devrait obtenir la levée des sanctions. Je pense que le temps des hésitations est révolu, car la nature dangereuse de ce régime et les dommages qu’il cause à l’Iran et à la région sont devenus clairs pour tous.