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AJ + en arabe, média Internet géré par le groupe qatari Al-Jazeera Media Network, a mis en ligne sur Twitter et Facebook, le 18 mai 2019, une vidéo sur « l’histoire de l’Holocauste » . La vidéo s’intitulait : « Les chambres à gaz ont tué des millions de Juifs – en voici l’histoire. Quelle est la vérité derrière l’Holocauste et comment le mouvement sioniste en a-t-il bénéficié ? » Muna Hawwa, Palestinienne d’origine koweïtienne résidant au Qatar et productrice pour Al-Jazeera, raconte l’Holocauste à l’appui d’images d’archives.

Hawwa a affirmé que le nombre de victimes juives de l’Holocauste continuait de faire l’objet de « l’un des débats historiques les plus importants à ce jour » et que certains estimaient qu’Hitler avait soutenu l’idéologie sioniste. Selon elle, le « récit tant régurgité des tourments de l’Holocauste » a pavé la voie à l’immigration juive en Palestine. Soulignant que « la dénonciation de l’Holocauste est une obligation morale », Hawwa a estimé qu’Israël est son « principal gagnant » et qu’il utilise les « mêmes justifications que les nazis » comme « tremplin pour mettre en œuvre la purification raciale et l’anéantissement des Palestiniens ». Elle a affirmé que l’idéologie derrière l’État d’Israël était « tétée de l’esprit nazi », concluant : « Comment un Palestinien peut-il dénoncer un crime qui est devenu le revers de sa propre tragédie ? »

Peu après sa mise en ligne, la vidéo n’était plus accessible sur Facebook. Extraits :

Muna Hawwa : Le mouvement sioniste a fait sien le récit selon lequel le mouvement nazi a tué six millions de Juifs. Ce récit est répété chaque année à l’occasion du prétendu « Jour de la mémoire de l’Holocauste ». Nous allons vous raconter l’histoire de l’Holocauste. […]

Avant la Seconde Guerre mondiale, plus de neuf millions de Juifs vivaient en Europe, principalement dans des pays qui tomberaient plus tard sous le contrôle des nazis. Après l’Holocauste, le mouvement sioniste a prétendu que deux Juifs sur trois avaient été tués. […]

Les nazis prenaient pour cible tous ceux qu’ils considéraient comme un « excédent humain » – soit parce qu’ils étaient « racialement inférieurs », soit parce qu’ils n’étaient pas acceptés politiquement. Cela signifie que les Juifs n’étaient pas les seules victimes de cette époque. Les nazis s’en sont pris aux Roms, aux nations slaves et à certains Arabes, et à d’autres groupes tels que les communistes, les socialistes, les syndicats, les homosexuels et les handicapés. […]

Tout comme les autres, les Juifs subirent une politique de persécution systématique qui a abouti à la « Solution finale » ou à l’anéantissement. Leurs livres furent brûlés, ils furent licenciés, leurs biens furent confisqués et ils furent arrachés de chez eux pour vivre dans les quartiers isolés du ghetto. Ils furent forcés de porter un signe distinctif sur leurs vêtements. Ils furent envoyés dans des centres de détention où on les faisait travailler jusqu’à la mort. Les victimes des nazis – nazis qui suivaient les ordres d’Hitler – dépassèrent les 20 millions de personnes. Les Juifs en faisaient partie. Alors, pourquoi cette focalisation sur les Juifs uniquement ?

Les groupes juifs avaient des ressources financières, des institutions médiatiques, des centres de recherche et des universitaires qui réussirent à attirer l’attention sur les victimes juives des nazis en particulier. Néanmoins, le nombre de victimes de l’Holocauste continue de faire l’objet de l’un des débats historiques les plus importants à ce jour. Les gens sont divisés entre ceux qui nient l’anéantissement, ceux qui pensent que le bilan est exagéré et d’autres encore qui accusent le mouvement sioniste de l’avoir exagéré au service du projet de création ce que l’on appellera par la suite « l’État d’Israël ». Marquons une petite pause. Comment Israël a-t-il bénéficié de l’Holocauste ? Dans les premiers mois ayant suivi l’ascension au pouvoir des nazis, un accord fut signé entre l’Allemagne nazie et l’Agence juive, visant à faciliter l’immigration des Juifs en Palestine, en échange de la cession de leurs biens à l’Allemagne. […]

Avec cet accord, et d’autres documents, certains ont pensé qu’Hitler soutenait le sionisme. L’ancien maire de Londres [Ken Livingstone] a publiquement faite sienne cette opinion et a été suspendu du Parti travailliste pour cette raison. La persécution et la souffrance – le récit tant régurgité des tourments de l’Holocauste – ont pavé la voie à l’immigration juive en Palestine. […]

[L’Allemagne] verse toujours d’énormes dédommagements pour ce qui s’est passé pendant la Seconde Guerre mondiale à un État qui n’existait même pas au moment de cette annihilation. La Grèce, les Serbes, la Yougoslavie et les Roms ont tous souffert, mais on ne peut comparer les dédommagements accordés par l’Allemagne à ces victimes à ce qui est versé à Israël, qui à son tour a englouti les dédommagements de toutes les victimes juives du nazisme.

L’Holocauste n’a jamais cessé d’être un événement tragique. Plusieurs pays le dénoncent comme un crime. Des dizaines d’institutions parrainent de grands musées dans diverses capitales du monde commémorant la tragédie des Juifs. Cela a suscité un grand intérêt pour cet incident, même si des crimes similaires, non moins odieux, sont toujours perpétrés contre d’autres peuples. L’extermination de tout peuple pour des raisons de race, sexe ou religion est une chose inacceptable qui mérite d’être vigoureusement dénoncée. C’est certes un devoir moral de dénoncer l’Holocauste, mais Israël est son plus grand gagnant et il se sert des mêmes arguments que les nazis pour mettre en œuvre la purification raciale et l’extermination des Palestiniens. La principale idéologie derrière « l’État d’Israël » repose sur des notions religieuses, nationales et géographiques tétées de l’esprit nazi et de ses fondements idéologiques. Alors, comment un Palestinien peut-il dénoncer un crime qui est devenu le revers de sa propre tragédie ?


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