Diario Judío México - Au petit matin du 19 mai 2016, le vol 804 d’EgyptAir, en partance de Paris pour le Caire, s’est abîmé en Méditerranée, tuant les 66 passagers et membres de l’équipage. Les médias occidentaux ont immédiatement cherché à savoir si la cause du drame était une défaillance technique ou un attentat. Des officiels égyptiens se sont montrés furieux face à l’abondance d’informations non confirmées parues dans les médias occidentaux, avant même l’ouverture de l’enquête. Par exemple, le ministre de l’Aviation civile égyptienne Sharif Fathi s’est déclaré surpris par les informations circulant sur la présence de fumée dans l’avion avant le crash – ou le suicide du pilote. Il a ajouté ironiquement que des extraterrestres avaient peut-être abattu l’avion et a exigé que cessent toutes les théories jusqu’à la diffusion des résultats de l’enquête officielle.

En outre, plusieurs hommes politiques et journalistes égyptiens ont été prompts à porter des accusations, contre les États-Unis, la Grande-Bretagne, la Turquie ou Israël. Certains auteurs égyptiens ont affirmé que l’avion avait été abattu dans le cadre d’un « complot satanique » occidental pour porter atteinte à la stabilité et l’économie de l’Egypte et à ses liens avec d’autres pays, dans l’objectif de provoquer l’effondrement du pays. D’autres ont considéré que les États-Unis et la Grande-Bretagne étaient responsables du crash et d’autres catastrophes encore qui avaient frappé l’Egypte cette année car, selon ces derniers, ces deux pays soutiennent des organisations terroristes telles que les Frères musulmans (FM) et l’État islamique (EI), qui entendent nuire à l’Egypte. Certains encore ont accusé Israël d’avoir mené des manœuvres aériennes à proximité du lieu du crash, tandis que d’autres ont blâmé la Turquie, rivale de l’Egypte.

Pour sa part, le journaliste égyptien Dr Omar Al-Shoubaki, vice-président du Centre Al-Ahram d’études politiques et stratégiques, a publié deux articles écartant les accusations de complot mondial contre l’Egypte. Selon lui, les Egyptiens devraient cesser de recourir à de telles théories pour occulter leurs échecs, et essayer plutôt d’en comprendre les véritables causes. Pourtant, Al-Shoubaki lui-même a émis l’hypothèse que ces théories du complot servaient les intérêts des constructeurs d’avions, qui refusent d’évoquer d’éventuelles défaillances techniques.

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