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Le 7 janvier 2019, la chaîne iranienne Ofogh TV a diffusé une vidéo sur les capacités spatiales iraniennes. On pouvait y voir le premier lancement réussi d’un satellite par l’Iran, effectué en 2009, et obtenir des informations sur les fusées porteuses iraniennes Safir, Navid, Simorgh et Ghaem, utilisées pour lancer des satellites dans l’espace. La vidéo détaillait également les sondes et autres satellites utilisés par l’Iran pour la recherche et l’expérimentation scientifique, et notamment le lancement réussi d’un singe dans l’espace. La vidéo concluait : « Dans le cadre d’un plan quinquennal, nous avons l’intention d’envoyer un homme dans l’espace… pour devenir l’une des puissances de l’industrie aérospatiale. » Extraits : [1] 

Narrateur : Le 3 février 2009, l’Iran a lancé son premier satellite dans le ciel, au moyen de la fusée porteuse iranienne Safir-2. Lorsque le satellite Omid est entré en orbite, nous avons officiellement rejoint le groupe des pays dotés d’une industrie aérospatiale. Les années suivantes, nous avons lancé dans l’espace le satellite Rasad, au moyen de la fusée Safir-1A et le satellite Navid avec la fusée Safir-1B. Nous avons modernisé nos satellites, ainsi que nos fusées porteuses.

Après cela, nous avons construit les fusées porteuses Navid et Simorgh, qui étaient plus perfectionnées. La première a atteint une vitesse d’environ 28 000 km/h et la seconde était encore plus rapide. Elles ont également transporté des satellites plus lourds. A terme, nous avons conçu la fusée porteuse Ghaem. Cette fusée Ghaem était un projet du martyr Tehrani Moghaddam et elle était équipée d’un moteur à quatre étages. Seuls quelques pays possèdent cette technologie.

Les fusées porteuses ont été lancées dans l’espace pour nous rendre des services. Cependant, nous avons également construit des sondes destinées à la recherche et à des expérimentations [scientifiques]. Par exemple, les Sondes 1 et 2 ont testé les chances de succès du satellite Omid. Nous voulions tester l’espace en dehors de notre atmosphère avec les sondes. Nous avons donc lancé la Sonde 3 dans l’espace. Elle portait une capsule contenant une souris, deux tortues, quelques vers et des cellules humaines. Ce lancement a coûté 3 milliards de rials iraniens [environ 1,5 million de dollars]. C’était la première fois que nous avons réussi à envoyer des créatures vivantes dans l’espace.

Le 15 mars 2011, nous avons lancé la Sonde 4 dans l’espace, sans créature vivante, mais avec une technologie plus perfectionnée. Quand elle est revenue sur Terre, nous l’avons trouvée très vite. Le 7 septembre 2011, nous avons lancé la Sonde 5 dans l’espace avec un singe à bord. Le singe est mort quand la sonde est revenue sur Terre. Le 8 septembre 2012, nous avons lancé la Sonde 6. Tout s’est bien passé, à l’exception du fait que la cargaison n’est pas revenue sur Terre intacte.

À la lumière de notre expérience, nous avons lancé la sonde Pisgham le 28 janvier 2013 à 12h37, avec un singe âgé de trois ans à son bord. La sonde a été lancée depuis la base aérienne de Semnan. Seize minutes plus tard, elle est revenue saine et sauve. Elle a parcouru 120 kilomètres et est revenue saine et sauve. L’Iran a pu contrôler les vitesses de lancement et de retour de cette sonde. Beaucoup de gens n’y croyaient pas ou pensaient que c’était une coïncidence.

En décembre 2014, la sonde Pishgam a lancé un deuxième singe nommé Fargam dans l’espace. [Elle  a propulsé le singe] à une hauteur de 120 kilomètres et l’a ramené sain et sauf. Cette fois, tout le monde a reconnu notre succès.

Actuellement, nous préparons d’autres satellites pour le lancement. Le satellite Toulou [est conçu] pour les mesures à distance. Le satellite Nahid [est conçu] pour tester l’ouverture de panneaux solaires [sur les satellites] et pour l’envoi et la réception d’images. Le satellite Zafar [est conçu] pour la photographie tri-spectrale. Les satellites Sharif, Ghaem et Pars sont équipés de caméras à spectre visible et infrarouge. Le satellite de communication IranSat-1 [est conçu] pour tester des systèmes résistant à la radiation cosmique.

À la lumière de cette expérience, dans le cadre d’un plan quinquennal, nous avons l’intention de lancer par nos propres moyens un homme dans l’espace, afin de devenir une des puissances de l’industrie aérospatiale. Nous espérons voir ce jour.

Voir les extraits vidéo sur MEMRI TV

[1] Clip #6968