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Wassim Doureihi, activiste australien du Hizb-ut-Tahrir, a été interviewé par le professeur d’anglais Sufyan Badar, lors d’un événement organisé par la branche australienne du mouvement, intitulé « Unapologetically Muslim » [“Musulman et fier de l’être”], qui s’est déroulé à Sydney le 27 avril 2019. Doureihi a affirmé que sa fille, qui fréquente l’école publique, avait prononcé des supplications à Allah pendant que les élèves chantaient l’hymne national, afin de « réaffirmer sa nature musulmane ». Il a déclaré que les musulmans étaient confrontés à un « ordre international » de politiques anti-musulmanes et a critiqué les gens qui ont « adhéré au mensonge » de la tolérance, de la diversité et du multiculturalisme de l’Occident, affirmant qu’ils se mentaient à eux-mêmes, parce qu’ils ne soutiennent pas réellement tous les aspects de l’islam, tels que les châtiments préconisés par la loi de la charia. Il a affirmé que les musulmans ne devraient pas présenter d’excuses, ni condamner l’Etat islamique lorsqu’on leur demande de le faire, simplement parce que ce sont les Blancs qui le demandent, et a évoqué la « hiérarchie entre musulmans et non-musulmans, et entre les Blancs et les gens de couleur ». 

Il a ajouté que la tolérance occidentale ne concerne que les musulmans qui acceptent la démocratie et la loi du système parlementaire, qui, selon lui, vont à l’encontre de l’islam. Il a estimé que les musulmans ne veulent pas être acceptés et qu’ils ne devraient pas s’excuser de croire en la supériorité de la parole d’Allah. S’adressant de nouveau aux Occidentaux qui se prétendent tolérants, Doureihi a déclaré : « Choisissez votre camp. Soit vous m’aimez en tant que musulman, soit vous me détestez parce que je crois en l’islam. »

La vidéo a été mise en ligne sur la page du Hizb-ut-Tahrir Australia. Voir une autre vidéo de cet événement, MEMRI TV Clip No. 7211. Extraits : 

Wassim Doureihi [en anglais] : Mes enfants fréquentent l’école publique. De temps en temps, je pense que c’est une ou deux fois par an, peu importe, l’hymne national est entonné et il y a toujours une discussion sur le comportement à adopter. Devrions-nous nous lever et chanter ? Ou devrions-nous adopter une position qui exprime notre résistance devant ce que l’hymne national représente, en termes de colonialisme et ainsi de suite ? Et vous parvenez à un compromis. Mais voilà… Le fait que nous ayons cette conversation nous indique que nous avons conscience, en tant que musulmans, que nous sommes sous les projecteurs, et avons également conscience qu’en tant que musulmans, nous devons prendre position sur des choses qui nous mettront mal à l’aise. […]

Mes enfants se lèvent, mais ne chantent pas. […]

Ma plus jeune fille, je ne sais pas d’où cela vient. Je suppose qu’elle a vu mes interviews sur YouTube ou autre chose. Elle a choisi de murmurer des supplications, réaffirmant simplement sa qualité de musulmane. […]

Nous avons ressenti dans toute sa force la politique de guerre contre le terrorisme. C’est lourd, c’est un combat, mais ce que je veux souligner, c’est que ce n’est pas un combat égal. Vous avez une communauté d’individus contre un État, et ce n’est pas un seul État, c’est un ordre international, et nous nous mesurons aux ressources d’un État de toutes les manières imaginables. […]

Croire en l’islam signifie être mis à l’épreuve. La vie ne sera pas toute rose et toute lisse. C’est la première chose. En termes de définition de nos attentes, nous devons être clairs : la normalité est le conflit. […]

Nous avons probablement adhéré au mensonge que sont la tolérance, la diversité et le multiculturalisme. Quand on a vu le discours de l’acceptation et de la diversité, des gens différents, des opinions différentes et des religions différentes, sans comprendre ce que cela impliquait… Il y a un type, il est rentré sur mon lieu de travail et a dit : « Regardez, je suis de votre côté. » Il est blanc, mâle et âgé. Il dit : « Je suis de votre côté. » Et il a parlé de politique etc., de résistance au gouvernement etc., et j’ai dit : « Non, vous n’êtes pas de mon côté. » Il a dit : « Comment cela, je ne suis pas de votre côté ? Je vous soutiens ! » Il voulait que je le remercie, et que je le remercie pour son soutien. […]

J’ai dit : « Regardez, vous m’accepteriez volontiers si j’étais un type particulier de musulman à vos yeux. » Mais il a dit : « Non, mais nous croyons… l’Australie est très tolérante, l’Australie est un pays très tolérant… » J’ai dit : « Regardez, quelle est votre position sur les châtiments dans l’islam ? » Il a répondu : « Ils sont barbares ! » [J’ai dit :] « Quelle est votre position à ce sujet ? »… « Négative ! » « Quelle est votre position sur différents aspects de l’islam ? » Franchement. J’ai dit : « Vous n’êtes pas tolérant. Vous me mentez à moi et vous vous mentez à vous-même. Vos croyances sont les vôtres, mes croyances sont les miennes, et que le meilleur gagne, inutile de faire semblant. » […] 

Soufyan Badar : Condamnez-vous les agissements de l’Etat islamique… ? Pourquoi ne pas les condamner, pourquoi ne pas nous excuser ? 

Wassim Doureihi : En vérité, on peut faire des pieds et des mains… je ne le ferai pas simplement parce que vous me l’avez demandé. C’est un simple fait. Parce que vous me l’avez demandé, je ne le ferai pas. Et qui êtes-vous ? A qui je m’adresse ? Encore une fois, la hiérarchie entre musulmans et non-musulmans, l’homme blanc et les gens de couleur… Je ne le ferai pas par principe. […]

On nous demande de… Nous sommes lancés dans cette conversation et sommes priés de défendre la position islamique et d’accepter tous les présupposés à ce sujet. Pourquoi devrais-je le faire ? Pourquoi devrais-je m’humilier ? […]

Si vous êtes véritablement préoccupé par les pertes en vies humaines, qui inquiètent le musulman plus que quiconque, parlons donc des endroits où les gens perdent la vie dans les pires proportions, des pires manières. Je ne vais pas humilier les victimes des guerres et des politiques coloniales en me focalisant sur les actions des individus et en ignorant la monstruosité des actions de l’État. Je ne ferai pas cela. […]

Tout le monde sait quelle est leur cible. Lorsque des expressions telles que celles de tolérance et de diversité sont prononcées, ceux qui les prononcent savent à 100 % que ce n’est pas vrai. Il s’agit d’une forme particulière de musulman, d’une forme particulière d’individu – avec un esprit laïc, qui accepte la démocratie, qui accepte les lois d’un système parlementaire… [Ils disent :] « Ce sont les gens que je tolérerai. » Et dès l’instant où vous exprimez une opinion contraire et davantage… Le pire, c’est que si vous commencez à construire votre activisme par effet de résistance, en vous basant sur l’islam, si vous présentez des alternatives claires, leur vrai visage sera découvert. Il n’en faut pas beaucoup pour gratter la surface. Quiconque dit « nous sommes tolérants » et « nous devrions être reconnaissants », demandez-lui très rapidement et très simplement quelle est sa position sur les châtiments [de la charia], et vous verrez son visage changer, puis [dites :] « OK, alors soyez honnête avec moi. Vous n’êtes pas tolérant, vous n’êtes pas pluraliste, vous voulez que je me comporte d’une manière particulière et c’est contraire à ma religion. Vous me demandez de compromettre ma religion et ce sont les seules personnes que vous tolérerez. » […]

Et le problème est que, en tant que musulmans… Nous devons être clairs. Nous ne voulons pas être acceptés. Si c’est le prix que nous payons, nous ne le voulons pas. Nous ne sommes pas ici pour demander que vous nous acceptiez en tant que musulmans. Ma position est entre moi et Allah, et je veux le contraire : je veux que vous deveniez musulman. Je veux ce qu’il y a de mieux pour vous. Mais on nous oblige à nous excuser parce que nous croyons en cela, nous croyons que l’islam est supérieur, que la parole d’Allah est supérieure… Pourquoi diable devrais-je m’excuser ? […]

Le gars qui entre et dit : « Je suis de votre côté, Wassim… » Je veux simplement lui montrer qu’il se ment à lui-même. Il parle d’une part de notre multiculturalisme et de notre beauté, et d’autre part de la barbarie des châtiments prévus par la loi à Brunei. Mon frère, tu dois choisir ton camp. Soit tu m’aimes en tant que musulman, soit tu me détestes parce que je crois en l’islam. C’est l’un ou l’autre. Quel est l’intérêt de m’aimer si je dois abandonner mon islam ?

Voir les extraits vidéo sur MEMRI TV


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