Diario Judío México - EN PENSEE SEULEMENT

Je suis si proche de toi que tu pourrais me toucher
Si tu me tendais la main,
Je marche a tes cotes dans ces villes lointaines
Inconnues, aux chemins sereins.
A travers la blancheur des maisons
Des jardins fleuris et des voutes anciennes
Parmi la foule brune, dans les souks bruyants
Savourant les douceurs marocaines…

A l’ombre des palmiers je suis assise sur tes genoux
Sous le bleu lumineux des cieux
Je touche ton visage, ton sourire m’adore
Du profond du meme bleu de tes yeux.
Ici encore, isoles au milieu des milliers,
Nous jouissons du calme du couple emerveile.
Je suis la qui te suis le regard scrutant l’horizon
Et le defile des villages ensoleilles.

Nous contemplons ensemble les ciselures des minarets
Dominant les collines elevees..
Les faiances aux multiples couleurs
Decorant l’interieur de somptueux palais,
Les fontaines d’ou jaillit l’eau claire
Que tu me fais boire lorsque je suis assoiffee,
Les remparts des villes seculaires
Se distinguant du reste par l’architecture detailee.

Les images se deroulent et les paysages changent
En avancant vers le sud.
La fatigue disperse mes pensees au fil des routes
Grimpant des montees rudes.
L’air est chaud et je me laisse aller sur ton epaule
Eparpillant mes meches.
Ton coeur bat du rhytme regulier auquel je suis habituee
Bientot Marakesh !

Rien n’a change depuis le debut
C’est toi seulement que je suis les yeux bandes.
C’est a travers toi que je vois les villes,
Respire le parfum enivrant des orangeraies.
Marakesh scintille au coeur du desert,
Dolente et splendide le jour, la nuit illuminee
Le reve se poursuit au-dela des matins
Et la brise caresse tes levres comme mes baisers.

La nuit je suis jalouse !
C’est la fete et les lumieres dansent aux parois des murs.
La musique orientale est langoureuse et trepidente a la fois !
Les mains frappent dures.
La fille est belle, son regard flambe,
Elle t’emporte au loin avec son corps qui s’ondule.
Mon sang s’echauffe, ma peau brule…
Je te desire ici, maintenant, sans scrupules !…

Des ruines, partout des ruines !…
Le vent frole les tombes silencieuses, oubliees.
La poussiere recouvre les pierres,
Les ronces poussent libres, les epines herissees
J’avance derriere toi, la peur creuse mon coeur,
J’ai la frousse des cimetierres abandonnes.
J’entends les prieres sacrees des morts
Que tu murmures en Hebreu, avec foi, emotionne…

Nous visitons la veille petite synagogue
Ou l’odeur de l’huile penetre aux narines…
Le carrelage fele ci et la
Conserve la beaute du travail aux peintures florentines.
Le bois est astique et les reliques luisent
Toutes couvertes d’ecritures fines.
Saint lieu ou les sages rabins chantaient les cantiques
Et louaient la volonte divine.

Je m’imagine les femmes voilees
Les veuves attristees venant chercher leur voie
La petite aveugle guidee par le vieux grand-pere maigre
Ride, voute qui la choit.
Le jeune marie fraichement rase dans son costume sombre
Avec la chemise en soie.
La douce mariee aux cheveux releves,
Paree du caftan brode
Toute rayonnante de joie.

C’est la que je voudrais prier
Les mains jointes, recueillie, confiante, appaisee
Dans la serenite du silence enveloppee du bienetre
Que nul ne pourrait deranger
Esperant la misericorde, l’allegement des oppressions
Et le pardon de mes peches…
Pourtant, Dieu est temoin, mon amour est pur
Et je n’y peux rien contre le destin trace…

Nouis voila a Agadir reconstruite sur les decombres
Et les cendres du passe.
La vie se renouvele et retrouve les etincelles
Rallumant les torches consumees
Rien ne subsiste des douleurs ensevelies
Si ce n’est le souvenir des decedes.
Ce jour Agadir repend l’eclat de sa beaute
Sure les rives de l’Ocean etale a ses pieds.

Le reve s’acheve et je retourne a mon coin.
Tu es loin et le reveil est decevant.
Bientot nous serons a Rome…
Je compte les jours et les heures au cadran….
Je ne saurais jamais m’habituer
Aux distances entre nous, meme pour autant !
Les jours se raccourcissent et les nuits sont longues
A te languir comme avant…

Sharope Blanco

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SHAROPE BLANCO en ESTAMBUL (Turquia) Sharope Blanco, economista y profesora de lenguas, administradora y fundadora del Grupo SEFARADIMUESTRO en Yahoo, donde escribe sus poemas, artículos, recuerdos y su novela Almendra. Escritora y poeta de innumerables poemas y artículos en Inglés, en Francés, en Turco y en Judeo-Espanyol, pocos publicados hasta la fecha. Su obra será publicada post-mortem según su deseo, por su hijo Nebil F. Behar, medico residente en Inglaterra.