Diario Judío México - J’ai beaucoup réfléchi ces jours-ci en essayant de donner un sens [à tout ça], parce il doit bien y avoir un fichu sens à la situation absurde que nous sommes en train de vivre.
J’ai imaginé que le virus pourrait parler et ce qu’il aurait dit à travers une lettre. Et les paroles que j’ai réussi à écrire sont les suivantes :
Salut, je suis Covid-19.

Mais vous serez nombreux à me connaître sous le nom de .

Oui, c’est moi. Vous m’excuserez pour ce préavis si court mais je ne peux pas vous faire savoir le moment où j’arriverai, ni sous quelle forme, ni avec quelle force je me présenterai à vous.

Pourquoi je suis là ?

Ben, disons que je suis fatigué de vous voir régresser au lieu d’évoluer. J’étais fatigué de vous voir continuellement vous détruire avec vos propres mains.

J’étais fatigué de la manière dont vous traitez la planète. J’étais fatigué de la manière dont vous vous comportez l’un envers l’autre. J’étais fatigué de vos abus, de vos violences, des guerres, de vos conflits interpersonnels et de vos préjugés. J’étais fatigué de votre convoitise sociale, de votre hypocrisie et de votre égoïsme. J’étais fatigué du peu de temps que vous consacrez à vous-même et à vos familles. J’étais fatigué du peu d’attention que vous réservez à vos enfants. J’étais fatigué de votre superficialité. J’étais fatigué de votre recherche essoufflée et obsessionnelle du plus beau vêtement ou du dernier modèle de smartphone, ou de la plus belle voiture, tout ça pour paraître accompli. J’étais fatigué de vos trahisons. J’étais fatigué de votre désinformation. J’étais fatigué du peu de temps que vous consacrez à communiquer entre vous.

J’étais trop fatigué de vos perpétuelles plaintes alors que vous ne faites rien pour améliorer vos vies.

J’étais fatigué de vous voir discuter et vous disputer pour des motifs futiles. J’étais fatigué des constantes rixes entre ceux qui vous gouvernent et les mauvais choix que font souvent ceux qui devraient vous représenter. J’étais trop fatigué de voir les gens s’insulter et s’entretuer pour un match de football.

Je sais, je serai dur avec vous, peut-être un peu trop. Mais je n’ai peur de personne. Je suis un virus. Mon action vous coûtera des vies, mais je veux que vous compreniez une fois pour toutes que vous devez changer de direction pour votre bien.

Le message que je veux vous adresser est simple : j’ai voulu souligner toutes les limites de la société dans laquelle vous vivez afin que vous puissiez les éliminer. J’ai voulu exprès tout arrêter afin que vous compreniez que la seule chose pour laquelle vous devrez dépenser toutes vos énergies dorénavant, est une seule : la vie. La vôtre et celle de vos enfants. Et [vous devrez dépenser vos énergies] pour tout ce qui est vraiment nécessaire afin de la protéger, la chouchouter et la partager.

Je vous ai voulus enfermés le plus possible et confinés dans vos maisons, loin de vos parents, de vos grands-parents, de vos enfants et petits-enfants, afin que vous compreniez combien une accolade est importante, combien est important le contact humain, le dialogue, une poignée de main, une soirée entre amis, une promenade en ville, une dîner quelque part, un jogging au parc, au grand air. C’est par ces gestes que tout doit recommencer. Vous êtes tous pareils, il n’y a pas de distinction entre vous, je vous ai prouvé que les distances n’existent pas. J’ai parcouru des kilomètres et des kilomètres en un temps record, sans même que vous puissiez vous en apercevoir.

Moi je suis de passage, mais les sentiments de proximité et de collaboration que j’ai créés entre vous en si peu de temps devront durer pour l’éternité.

Vivez le plus simplement possible, marchez, respirez profondément, faites du bien parce que le bien vous reviendra toujours avec les intérêts. Profitez de la nature, faites ce que vous aimez et vous satisfait et créez les conditions pour ne dépendre de rien.

Lorsque vous fêterez, je serai parti, mais rappelez-vous de ne pas être meilleurs seulement en ma présence.

Adieu ou au-revoir !

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SHAROPE BLANCO en ESTAMBUL (Turquia) Sharope Blanco, economista y profesora de lenguas, administradora y fundadora del Grupo SEFARADIMUESTRO en Yahoo, donde escribe sus poemas, artículos, recuerdos y su novela Almendra. Escritora y poeta de innumerables poemas y artículos en Inglés, en Francés, en Turco y en Judeo-Espanyol, pocos publicados hasta la fecha. Su obra será publicada post-mortem según su deseo, por su hijo Nebil F. Behar, medico residente en Inglaterra.