L'enseignante française arrêtée lundi pour avoir brandi une pancarte antisémite dans une manifestation anti-pass sanitaire sera jugée pour «provocation publique à la haine raciale» le 8 septembre, et encourt un an d'emprisonnement et 45 000 euros d'amende.

La diffusion d'une photo de l'écriteau, brandi fièrement par son autrice, a suscité un tollé dans la classe politique et les organisations de lutte contre le racisme et l'antisémitisme.

Les noms de plusieurs responsables politiques, hommes d'affaires et intellectuels, dont la plupart sont juifs, y étaient désignés à la vindicte populaire.

Cassandre Fristot, 34 ans, ancienne élue locale et ex-candidate du Front national (extrême droite) aux législatives de 2012, a été interpellée lundi à Hombourg-Haut en Moselle (Est).

«Elle répondra du délit de provocation publique à la haine raciale par affiches ou placards», a précisé, dans un communiqué, le procureur de la République de Metz (Est), Christian Mercuri.

Sur la pancarte brandie samedi, les noms encadraient le slogan: «Mais qui ?», qui est apparu à la suite d'un entretien accordé en juin à la télévision française par un général à la retraite, Daniel Delawarde, signataire d'une tribune évoquant «le délitement» de la France.

Il avait été alors interrogé sur le terme de «meute médiatique» qu'il avait utilisé dans un blogue en novembre 2020 pour dénoncer la couverture de la dernière élection américaine, avalisant pour sa part «l'hypothèse d'une fraude importante».

À la question «qui contrôle la "meute médiatique"?», il avait répondu «la communauté que vous connaissez bien», avant d'être coupé par le présentateur.

Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a par ailleurs annoncé mardi qu'il allait dénoncer à la justice le site antisémite «Ils sont partout» qui répertorie dans une cartographie différentes personnalités de confession juive ou présentées comme telles.

«Ce site antisémite est profondément scandaleux et nauséabond», a-t-il tweeté.

Le site est également associé à plusieurs liens vers des comptes sur les réseaux sociaux, notamment le russe VKontakte, l'américain - ultraconservateur et conspirationniste - Gab, le «Google russe» Yandex, ou encore sur la messagerie instantanée Telegram.

Le nom «Ils sont partout» est une référence à l'hebdomadaire «Je suis partout», principal titre de presse collaborationniste et antisémite en France sous l'occupation nazie (1940-1944).

FuenteTVA Nouvelles

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