Diario Judío México - Par : Z. Harel *

La Jordanie est confrontée à un nouveau problème : le phénomène de jeunes Jordaniens rejoignant les organisations terroristes combattant en Syrie et Irak, l’État islamique en particulier. En octobre 2015, on a appris que le fils du député jordanien Mazen Al-Dhalaein avait perpétré un attentat-suicide en Syrie après avoir quitté la faculté de médecine et rejoint l’EI. En novembre, les médias ont fait état de deux autres cas : une jeune femme d’une vingtaine d’années ayant tenté de rejoindre l’organisation, mais qui a été interceptée par les autorités turques et renvoyée en Jordanie ; et un jeune Jordanien ayant rejoint l’EI, qui a ensuite fait défection et est rentré au pays.

Selon des statistiques non officielles, environ 4 000 jeunes Jordaniens auraient adhéré jusqu’ici à des organisations armées en Syrie et en Irak, plaçant la Jordanie en seconde place des pays, juste après la Tunisie, pour le nombre de citoyens ayant rejoint ces organisations.

En conséquence, l’année dernière, des éditoriaux jordaniens, notamment le quotidien indépendant Al-Ghad, ont largement débattu des racines du phénomène, se demandant ce qui pourrait sensibiliser les jeunes Jordaniens à l’idéologie extrémiste, et soulignant le rôle du système éducatif. Les articles appelaient à réformer le système et les programmes éducatifs, arguant que ceux-ci répriment toute liberté de pensée et de créativité, et, pire encore, favorisent l’extrémisme et la haine d’autrui.

Récemment, suite aux attentats du 13 novembre  2015 à Paris, les critiques dans la presse jordanienne sont devenues plus virulentes. De nombreux articles soulignent que la lutte contre le terrorisme ne saurait être menée seulement au niveau sécuritaire, mais doit également impliquer une réforme éducative. Les articles proposent d’écarter les programmes scolaires de toutes idées qui glorifient la mort, favorisent l’extrémisme et accusent autrui d’hérésie.

Compte tenu du niveau de critiques sans précédent, le ministère jordanien de l’Education s’est vu contraint de réagir. Il n’a pas nié que les programmes étaient défectueux et précisé qu’il a d’ores et déjà procédé à des réformes.

*Z. Harel est chercheur à MEMRI.

Lire l’article dans son intégralité en anglais

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