Jeudi 3 février, sur le plateau de CNews, les chroniqueurs sont allés sur le terrain abjecte – et visiblement sans limite – de la comparaison entre la situation sanitaire actuelle et le sort des Juifs en 1940. Répondant à un rapprochement de Didier Raoult entre une politique totalitaire concernant les personnes non-vaccinées à la Covid et la politique nazie appliquée aux Juifs en 1940, Ivan Rioufol a jugé pertinent de prendre en exemple le ghetto de Varsovie et les prétendues raisons de son établissement.

Très rapidement après l’occupation de la Pologne, les autorités nazies ont fallacieusement accusé les Juifs d’être des vecteurs de maladies infectieuses dangereuses, voire mortelles et en particulier du typhus, susceptibles de contaminer les soldats allemands mais aussi la population polonaise. La propagande nazie a largement véhiculé ce mensonge en l’expliquant par un soit disant manque  d’hygiène chez les Juifs. Cela a donné lieu à une gigantesque campagne de d’affiches dans les rues de Varsovie qui représentait un Juif à la barbe grouillante de poux avec un slogan  “Juifs, poux, typhus”. (1)

C’est sur ces considérations antisémites mensongères que les nazis ont justifié la construction du ghetto de Varsovie pour y parquer la population juive, soit disant contaminée et dangereuse.

Le ghetto de Varsovie a été construit sur un prétexte hygiéniste fumeux, appuyé par un soit disant travail de recherche médicale indiquant que les Polonais présentaient une susceptibilité accrue de contracter la tuberculose, contrairement aux Juifs qui étaient plutôt prédisposés au typhus. (1)

Ces ignobles cautions pseudo-médicales des médecins nazis ont conduit à la mise en place d’une ghettoïsation considéré alors comme une “mesure de santé publique”. (1)

Les Juifs n’ont pas été parqués dans le ghetto de Varsovie parce qu’ils avaient le typhus, mais parce qu’ils étaient Juifs. 

Le ghetto de Varsovie deviendra le plus grand ghetto d’Europe, rassemblant jusqu’à 380 000 personnes. Les conditions de vie y étaient inhumaines, faisant des dizaines de milliers de morts.

Le 19 avril 1943, les Juifs savent bien que la déportation est inéluctable. Ils décident alors d’organiser une révolte et, fièrement, armes à la main, se battent une dernière fois pour leurs vies. Tous les ans, le Crif – via sa Commission du Souvenir – rendent hommage à ces héros lors d’une cérémonie de commémoration.

Le ghetto de Varsovie, comme tous les ghetto, a été la première étape de la Solution finale qui conduira à l’extermination de 6 millions de Juifs.

(1) extraits du billet de Bruno Halioua sur le sujet

FuenteCRIF

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