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Le cheikh iranien Seyyed Mohammed Anjavinejad a récemment prononcé un sermon dans une mosquée à Chiraz, au cours duquel il a vertement critiqué le régime iranien. Dénonçant les responsables du régime pour ce qu’il qualifie de corruption généralisée au sein de leurs familles, Anjavinejad a déclaré : « Ils nous ont volé, vous et moi. Nous n’avons aucune idée… du nombre de milliards que chacune de ces familles dissimule. » Anjavinejad, qui détient le titre religieux de Hodjatoleslam [autorité de l’islam], est un vétéran de la guerre Iran-Irak. Il enseigne à l’Université de Shiraz et a fondé un institut spécialisé dans les questions culturelles et éducatives. Le sermon a été publié sur le site web iranien Aparat le 7 juillet 2018 et diffusé sur d’autres sites de réseaux sociaux. Extraits :

Seyyed Mohammed Anjavinejad : Il ne fait aucun doute que 99 % de nos dirigeants et de leurs familles ne connaissent aucun problème économique, social, de bien-être ou éducatif. 99 % ! C’est le cas au cours des 40 ans écoulés depuis la Révolution. Cela ne fait aucun doute. Nos dirigeants constituent 4 % [de la population]. Que espoir nous reste-t-il donc ? Je suis là, à me plaindre et à crier, mais à quoi bon ? Cela ne sert à rien. Nous sommes aujourd’hui en 2018, et les officiels sont mieux lotis qu’en 2008. En 2008, ils étaient mieux lotis qu’en 1998, en 1998, ils étaient mieux lotis qu’en 1988, et en 1988, ils étaient mieux lotis qu’en 1978. Avant 1978, ils étaient tous pauvres. Ils n’ont pas hérité tout cela de leurs pères. Ils nous ont volés, vous et moi. Nous n’avons aucune idée de ce qui entre et de ce qui sort, et du nombre de milliards que chacune de ces familles dissimule. Notre pays est irrécupérable. Il est irrécupérable, chers amis. […]

Ils sont dans leurs pavillons, dégustant de bons mets. Ils voyagent en première classe, et interviennent dans des séminaires toute la journée. Laissez tomber ! J’en ai assez d’eux ! […]

Eux et leurs familles sont devenus coutumiers de l’argent interdit. Ils n’ont jamais souffert du froid ou de la chaleur. Ils n’ont jamais souffert d’une coupure d’eau. Ils n’ont jamais été dans l’incapacité de profiter de la vie. Nous n’avons pas fait la révolution simplement pour qu’ils puissent manger dans nos poches et être nos maîtres. Dans la plupart des cas, leurs familles étudient à l’étranger. Jusqu’à quand sommes-nous censés protéger leurs intérêts ? […]

Les gens disent qu’ils n’ont pas reçu leurs salaires depuis huit mois. Je demande aux officiels de la République islamique : l’un d’entre vous n’a-t-il pas reçu son salaire depuis huit mois ? Comment se fait-il que votre salaire n’est jamais suspendu ? Ce sont seulement les salaires des gens qui ne peuvent se permettre d’acheter du pain qui sont suspendus.