À l’approche des commémorations en hommage à Samuel Paty, professeur sauvagement assassiné il y a deux ans, des enseignants sont toujours des cibles. Un professeur d’histoire-géographie a été menacé de mort et victime de propos antisémites à Evry, dans l’Essonne. Le Président du Crif a vivement réagi.

 

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«On va lui faire une Samuel Paty» : un professeur d’histoire-géographie menacé de mort dans l’Essonne 

Publié le 13 octobre dans Le Figaro

Une lettre anonyme a été déposée au lycée Georges-Brassens d’Évry-Courcouronnes, lundi 10 octobre. L’enseignant fait également l’objet de propos antisémites dans ce courrier. Une enquête est en cours.

Un professeur d’histoire-géographie du lycée Georges-Brassens d’Évry-Courcouronnes dans l’Essonne a été visé par des menaces de mort et des insultes antisémites dans une lettre anonyme déposée lundi 10 octobre dans l’établissement, a appris Le Figaro du parquet d’Évry, confirmant une information de CNews . Une enquête a été ouverte pour «menaces de mort sur personne chargée d’une mission de service public», avec comme circonstance aggravante l’appartenance à une religion, nous précise le parquet.

«Le sale juif doit arrêter de faire le malin», «On va lui faire une Samuel Paty à lui et son père le vieux rabbin sioniste» ou encore «Les juifs on n’en veut pas dans des lycées, restez dans vos synagogues», peut-on lire dans ce courrier dévoilé par CNews.

L’enseignant, qui a porté plainte, a été placé sous surveillance policière. «C’est très violent, ça me touche personnellement dans mon identité privée, ça me touche en tant que prof car il y a le nom du collègue (…) ça met dans une angoisse certaine (…) Je suis déterminé à revenir enseigner mais il y aura un avant et un après», a-t-il confié à nos confrères.

Ces menaces interviennent alors qu’enseignants et élèves s’apprêtent à honorer la mémoire de Samuel Paty, dans un contexte de regain des atteintes à la laïcité à l’école. Le 16 octobre 2020, Samuel Paty, un professeur d’histoire-géographie de 47 ans, avait été décapité près de son collège du Bois-d’Aulne, à Conflans-Sainte-Honorine dans les Yvelines. Son meurtrier, Abdoulakh Anzorov – un réfugié russe d’origine tchétchène de 18 ans -, lui reprochait d’avoir montré des caricatures de Mahomet à ses élèves.

 

Fuentecrif

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