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Mahmoud Al-Zahhar, haut responsable du Hamas, a déclaré que son mouvement emploie « une résistance pacifique soutenue par une force militaire et par des services de sécurité, qui bénéficie d’un immense soutien populaire ».

S’exprimant sur Al-Jazeera le 13 mai 2018, Al-Zahhar, ancien ministre des Affaires étrangères du gouvernement du Hamas, a déclaré que l’option de la lutte armée n’a pas faibli. « Au contraire, elle croît et se développe », a-t-il déclaré. Extraits : 

Journaliste : M. Mahmoud Abbas a affirmé qu’après toutes ces années, le Hamas emploie la même résistance pacifique préconisée par le Fatah dès le premier jour et depuis de nombreuses années. Ainsi, pourquoi le Fatah et le Hamas ne s’accordent-ils pas sur une plateforme unifiée ? 

Mahmoud Al-Zahhar : Il s’agit d’une tromperie terminologique manifeste. Lorsque vous êtes en possession d’armes qui ont pu résister à l’occupation lors des guerres de 2006, 2008, 2012 et 2014… Lorsque vous avez des armes brandies par des hommes qui ont réussi à empêcher l’armée la plus puissante de la région d’entrer dans la bande de Gaza pendant 51 jours, et ont été capables de capturer ou de tuer des soldats de cette armée, s’agit-il vraiment d’une « résistance pacifique » ? Ce n’est pas une résistance pacifique. L’option [de la lutte armée] a-t-elle faibli ? Non. Au contraire, elle croît et se développe. C’est évident. Ainsi, lorsqu’on parle de « résistance pacifique », cela trompe le public. Il s’agit d’une résistance pacifique soutenue par une force militaire et par des services de sécurité, et bénéficiant d’un immense soutien populaire. Quant à la « résistance pacifique » [du Fatah], elle consiste en des rassemblements, des manifestations, des protestations, des plaidoyers et des requêtes, destinés à améliorer les termes des négociations, ou à permettre des pourparlers avec l’ennemi israélien. Cette tromperie ne dupe pas le public palestinien.