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Dr Sameeh Hajaj a abordé le sujet des violences conjugales lors d’une interview en date du 24 novembre 2016 sur la chaîne télévisée officielle de l’Autorité palestinienne, affirmant qu’elle n’est permise qu’en dernier recours, lorsque les admonestations et le retrait du lit conjugal n’ont pas donné de résultat. Selon Hajaj, qui selon sa page est titulaire d’un doctorat en jurisprudence et prédicateur pour le Waqf à Gaza, il n’est permis de battre sa femme qu’avec un bâtonnet dentaire « miswak » ou un mouchoir ; pas plus de dix coups sont autorisés, et il est interdit de la frapper au visage. « Si vous voulez la frapper, frappez-la sur la jambe, sur le dos, dans des endroits où cela ne laisse pas de marque permanente », a-t-il suggéré. « Les coups ne visent qu’à transmettre un message à la femme : ‘Je suis en colère contre toi. Point final.’ » Extraits :

Sameeh Hajaj : Concernant le sujet des coups portés [à l’épouse], permettez-moi de commencer avec une histoire liée au verset coranique : « Quant aux femmes dont vous craignez la rébellion, réprimandez-les, refusez de partager leur lit et frappez-les ». La femme d’un jeune homme était en colère contre lui, donc elle est retournée chez ses parents. Plusieurs personnes sont intervenues pour la faire rentrer chez elle. Finalement, elles ont réussi. Mais cet homme voulait se venger de sa femme, alors il l’a enfermée dans la salle de bains. C’était une femme d’une famille respectée, pourtant, il l’a enfermée dans la salle de bains pendant 25 jours. Le matin, il lui apportait un pain pita, un plat de poivrons rouges, et lui administrait quelques coups avec un tuyau. Le soir, il lui apportait une assiette de poivrons rouges, un pain pita, et lui administrait quelques coups avec un tuyau. Cela a duré 25 jours. Le 25ème jour, il a oublié de verrouiller la porte de la salle de bains et la femme s’est enfuie chez ses parents. « Pourquoi as-tu fait ça ? », lui ont-ils demandé, et il a répondu : « N’avez-vous pas lu le Coran ? C’est Dieu qui a dit : ‘Quant aux femmes dont vous craignez la rébellion, réprimandez-les, refusez de partager leur lit et battez-les’ »

Journaliste : Il n’a retenu que la partie « et battez-les », occultant le début du verset.

Sameeh Hajaj : Bonne remarque. Ce devrait être graduel. Même s’il avait suivi le processus graduel, il n’aurait pas dû la frapper ainsi. Concernant les réprimandes, supposons que le mari estime que sa femme ment. Au début, il doit l’admonester en citant des versets et des hadiths pour lui faire comprendre l’interdiction de mentir. Si cela n’aide pas, il doit quitter le lit conjugal. Cela signifie qu’ils doivent dormir dans des lits séparés, non des pièces séparées, pour éviter de faire sentir aux enfants qu’il y a une tension entre l’homme et sa femme.

Journaliste : Cela pourrait les affecter psychologiquement.

Sameeh Hajaj : C’est vrai. La troisième étape… si l’admonestation et le refus du lit n’ont pas aidé, nous arrivons au troisième moyen, qui est de frapper.

Journaliste : Comment ce moyen doit-il être utilisé ?

Sameeh Hajaj : Bonne question. Les savants de l’islam ont affirmé que les coups doivent être portés soit avec un bâtonnet dentaire miswak, soit avec un mouchoir. Il ne doit pas y avoir plus de 10 coups.

Journaliste : On ne doit pas utiliser de baguette ou de tuyau.

Sameeh Hajaj : Non, et il est interdit de frapper le visage. Quand nous utilisons un mouchoir ou un miswak pour les coups … Le prophète Mohammed a dit : « Ne la frappez pas au visage, et ne l’enlaidissez-pas. » Si vous voulez la frapper, frappez-la sur la jambe, sur le dos, dans des endroits où cela ne laisse pas de marque permanente. […]

Selon notre conception de l’islam, les coups ne visent qu’à transmettre un message à la femme : « Je suis en colère contre toi. Point final. »


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