Diario Judío México - Depuis plusieurs mois en Arabie saoudite, les médias et les utilisateurs des médias sociaux créent un tollé autour du cheikh Saeed Bin Farwah, de ses sermons controversés et des réactions des autorités saoudiennes à leur égard. Dans le premier de ces sermons, prononcé le 19 juin 2015, Bin Farwah a attaqué Nasser al-Qasabi, comédien saoudien, animateur de télévision et star de l’émission Selfie,[1] le qualifiant d’infidèle et exprimant le souhait « qu’Allah ne laisse aucun os intact dans le corps de cette ordure ».

Suite à ce sermon, les utilisateurs des médias sociaux ont exprimé leur opposition au cheikh, en utilisant le hashtag « Saeed bin Farwah qualifie Nasser Al-Qasabi d’infidèle ». Al-Qasabi a attaqué Bin Farwah en diffamation, et le ministre saoudien des Affaires islamiques a ordonné une enquête contre ce dernier.[2] 

Le 31 octobre 2016, les médias saoudiens et arabes ont rapporté que Bin Farwah avait été reconnu coupable de ses déclarations contre Al-Qasabi et que le tribunal l’avait condamné à 45 jours de détention.[3]

Un mois après la condamnation de Bin Fawah, le 29 novembre 2016, un autre de ses sermons a été posté sur YouTube, dans lequel il fustigeait les pères qui envoient leurs filles à l’étranger pour étudier la pharmacologie et la médecine. Il avait comparé cela à du proxénétisme et qualifié leurs filles de prostituées.[4] L’indignation contre Bin Fawah a de nouveau éclaté dans le pays, et les médias ont publié de nombreux éditoriaux le condamnant. Sur Twitter, de nombreuses réactions ont été publiées sous le hashtag « Saeed bin Farwah calomnie la société ». Le religieux a aussi été proposé dans des sondages sur Twitter pour élire « la pire personnalité de 2016 », et il a remporté l’un d’eux. [5]

Le 30 novembre, au lendemain de la diffusion du second sermon, le Grand Mufti d’Arabie saoudite, Cheikh Abd Al-Aziz Aal Al-Cheikh, a condamné Bin Farwah, et appelé le ministère des Affaires islamiques à imputer aux prédicateurs de son acabit la responsabilité de leurs erreurs, ou à tous les révoquer.[6] Le ministère, de son côté, a affirmé qu’il s’agissait d’un ancien sermon, datant d’il y a six ans, et que des mesures avaient été prises à l’époque contre l’imam qui avait autorisé Bin Farwah à le délivrer. Le ministère a souligné que Bin Farwah n’était pas un prédicateur désigné par le ministère et qu’il n’était pas autorisé à prononcer des sermons en tant que prédicateur officiel de la charia. [7]

Alors que les commentaires contre Bin Farwah se déchaînaient sur les médias sociaux, le 15 janvier 2017, une cour d’appel saoudienne a annulé la condamnation pour diffamation d’octobre 2016, en raison de sa bonne réputation et de son statut de personnalité religieuse – et également du fait que dans ses critiques contre Al-Qasabi, il ne l’a jamais désigné par son nom. La cour d’appel a ordonné un nouveau procès, et le 16 février 2017, la condamnation originale a été rétablie. [8]

Une réaction particulièrement virulente aux sermons de Bin Farwah a pris la forme d’une caricature montrant un prédicateur vomissant de la bile verte sur les têtes des fidèles, qui en retour le remercient pour ses déclarations. La caricature a été publiée le 11 novembre 2016 après la diffusion sur YouTube du sermon contre les jeunes filles étudiant la pharmacologie et la médecine. Elle a été postée sur Twitter après l’annulation de la condamnation de Bin Farwah.

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