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Dans une émission de télévision diffusée sur la chaîne Al-Hurra (États-Unis), le militant syro-américain pour les droits de l’homme Ammar Abdulhamid et le chercheur égypto-américain Samuel Tadros ont débattu de l’Accord du siècle. Tadrosa a déclaré que si le peuple voulait véritablement une « Palestine libre », il devrait exiger un État palestinien libre, non seulement de l’occupation israélienne, mais aussi de la corruption, de l’oppression et de la dictature courants dans les pays arabes.

Abdulhamid a fait valoir que les Arabes avaient déclenché le conflit arabo-israélien en rejetant le plan de partage de l’ONU en 1947. Tadros a considéré que le  véritable souhait des Arabes était peut-être juste une trêve avant la reprise des hostilités avec Israël. Le soutien au droit de retour des réfugiés palestiniens équivaut au rejet de l’État d’Israël et du changement démographique du pays, a-t-il observé.

Pour en savoir plus sur Ammar Abdulhamid et Samuel Tadros, voir en français, Chercheurs arabes américains : Israël est le pays qui fonctionne le mieux au Moyen-Orient, 7 octobre 2019. Extraits :

Samuel Tadros : Que gagnerons-nous si nous ajoutons aux 21 Etats arabes existants un 22ème Etat avec la même corruption, la même répression, etc. ? Si c’est véritablement une Palestine libre que le peuple demande, cela signifie qu’elle devrait être libre non seulement de l’occupation israélienne, mais aussi de la corruption, de l’oppression, de la dictature et de toutes ces choses [négatives] qui existent dans nos pays. […]

Ammar Abdulhamid : Ce sont les pays arabes qui se sont retournés contre la légitimité internationale en 1948. Le conflit israélo-arabe a été déclenché par les pays arabes lorsqu’ils ont rejeté le plan de partage de l’ONU et ont déclaré la guerre à Israël. […]

Samuel Tadros : Voulons-nous vraiment la paix avec Israël ? Voulons-nous la paix ou voulons-nous une houdna [trêve] pour ensuite reprendre la guerre après avoir gagné en puissance ? Sommes-nous simplement faibles et n’avons-nous pas d’autre choix que de traiter avec eux, ou acceptons-nous vraiment l’idée d’une paix permanente et d’une résolution finale de notre conflit avec eux ? C’est la question fondamentale à laquelle nous refusons de répondre. Si, par exemple, vous refusez de reconnaître Israël comme un État juif et que vous voulez que les réfugiés [palestiniens] y retournent, cela signifie que vous n’acceptez pas Israël et que vous voulez en modifier la démographie avec le retour des réfugiés [palestiniens]. C’est une question fondamentale à laquelle les dirigeants palestiniens doivent répondre.

Ammar Abdulhamid : Je crois que nous connaissons tous la réponse, à savoir que jusqu’à présent, [les Arabes] ne reconnaissent toujours pas l’existence d’Israël et son droit d’exister. Nous sommes mentalement et culturellement enclins à un tel refus. […]

Samuel Tadros : Les dirigeants palestiniens ont les mains liées. Ils savent que tout dirigeant palestinien qui accepte de signer un accord de paix définitif avec Israël sera assassiné. Sadate leur sert d’exemple. D’une part, nous disons que Sadate a vu l’avenir lorsqu’il a signé un accord de paix et a récupéré toutes les terres égyptiennes. Il a également invité les Palestiniens à entrer dans la danse. Ils avaient une occasion de rejoindre les négociations mais ils l’ont rejetée. D’un autre côté, regardez comment Sadate a fini ses jours. Avec une balle. Par conséquent, tous les dirigeants palestiniens savent qu’ils ne peuvent pas payer le vrai prix de la paix.

Ammar Abdulhamid : C’est exactement le problème. Nous parlons de martyre, et nous disons que nous sommes prêts à mourir en martyrs pour planter le drapeau palestinien à Jérusalem, etc. Mais au bout du compte, il semble que nous ne soyons pas prêts à mourir en martyrs ou à prendre une décision courageuse qui exige des concessions.